VIDEO Burkina Faso: deux musiciens lancent Le Balai citoyen un mouvement de grogne populaire

Ils sont artistes musiciens. L’un (Smockey) fait du rap et l’autre (Sams K Le Jah) du reggae. Ils ont décidé de lancer un mouvement dénommé Le Balai citoyen au Burkina Faso. Smockey et Sams K Le Jah entendent apporter leur contribution à l'idée d'« assainir citoyennement et proprement le Faso ». Et ce mouvement est lancé à l’heure où l’opposition et le parti au pouvoir sont à couteaux-tirés sur la mise en place ou non du Sénat.



A Ouagadougou, une manifestation contre le gouvernement et le Sénat, en juin 2013. Le mouvement Le balai citoyen se situe dans cette mouvance. AFP PHOTO Yempabou OUOBA
A Ouagadougou, une manifestation contre le gouvernement et le Sénat, en juin 2013. Le mouvement Le balai citoyen se situe dans cette mouvance. AFP PHOTO Yempabou OUOBA
Dans un contexte où les Burkinabès sont divisés sur la mise en place du Sénat, le lancement de ce mouvement est l’occasion pour les deux artistes d’afficher leur position. Ainsi, Smockey explique : « On est formellement contre la modification de l’article 37 et on est contre le Sénat ». Sams’K le Jah ajoute : « c’est pas seulement le Sénat, on a par exemple les coupures de courants, il n’y a pas longtemps, la bouteille de gaz a connu une augmentation de près de 50%, ça ne s’explique pas ! Donc pour nous, même si Sénat il doit y avoir, c’est pas maintenant ». Ils ont créé une page facebook pour partager leur mouvement.
Selon Smockey, à l’image du mouvement «Y’en à marre » du Sénégal, le Balai citoyen donnera de la voix pour dénoncer la mal gouvernance au Burkina Faso : « le Balai citoyen sera là aussi longtemps qu’il y aura autant de politiciens qui veulent nous rouler dans la gadoue. Puisque ce sont eux qui ont établi les règles du jeu démocratique, c’est donc à eux de les respecter ».
Les deux artistes viennent de produire une chanson contre la mise en place du Sénat, ils souhaitent que leurs actions éveillent les consciences, Sams’K le Jah détaille : « c’est d’inviter chaque citoyen burkinabè à reconsidérer son rôle dans la marche de la société parce qu’on est longtemps resté en marge de toutes les décisions qui ont été prises. Donc aujourd’hui, il faut que chacun s’implique véritablement et de façon responsable, de façon citoyenne, parce que on a la profonde conviction qu’un autre Burkina est possible ».



Dimanche 21 Juillet 2013 - 13:05



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