Vives réactions en Israël après le gel annoncé des financements européens pour les territoires occupés

Les réactions sont nombreuses en Israël après l’adoption d’un nouveau texte européen destiné à exclure les territoires occupés de tout financement de la Commission européenne. A partir de 2014, aucune bourse, aucun programme ne pourra être financé par Bruxelles s’il implique des organismes israéliens implantés ou travaillant en territoire occupé, qu’il s’agisse de la Cisjordanie, de Jérusalem-Est ou du plateau du Golan.



Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu.
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu.

La décision européenne a été jugée suffisamment sérieuse pour que le Premier Ministre israélien convoque une réunion d’urgence avec plusieurs membres de son gouvernement. A l’issue de ces consultations, Benyamin Netanyahu  a déclaré, dans un communiqué, que son pays n’accepterait « aucun diktat » sur ses frontières. Et le Premier Ministre israélien de fustiger les Européens qui, selon lui, feraient mieux de discuter de problèmes plus urgents comme la guerre en Syrie ou le nucléaire iranien.

Colère israélienne donc, et satisfaction, sans surprise, des Palestiniens. Pour Hanane Ashraoui de l’OLP, « l’Union européenne ne se contente plus de déclarations et de dénonciations mais prend désormais des décisions politiques et des mesures concrètes ». La représentante palestinienne assure qu’un tel geste aura des conséquences positives sur les chances de paix.

Autre réaction, celle du mouvement anti-colonisation israélien La Paix maintenant : « Les Européens estiment qu’il n’est plus possible de fermer les yeux sur la poursuite de la colonisation », affirme le secrétaire général du mouvement, selon lequel « le monde a compris le bluff du gouvernement Netanyahu ».

Source : Rfi.fr


Dépéche

Mercredi 17 Juillet 2013 - 08:38



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