Vol MH370: le gouvernement malaisien accusé de rétention d'information

Onzième jour de recherche du MH730 et toujours aucune trace de l’appareil. L’enquête semble piétiner : les autorités malaisiennes répètent en boucle les mêmes informations depuis samedi ! Elles ont eu beau appeller à la coopération internationale, les pays sollicités ont du mal à croire que l’appareil ait pu pénétrer dans leurs espaces aériens sans qu’ils ne s’en aperçoivent.



« Impensable. » Selon un fonctionnaire du ministère de la Défense indien, il est impossible que le MH370 ait pu survoler le territoire sans être remarqué : à la frontière avec le Pakistan, la surveillance aérienne est telle que, le mois dernier, deux avions de chasse avaient été envoyés dès qu’un objet non identifié est apparu sur les radars. C’était en fait un ballon météo.

Les pays appelés à l’aide par Kuala Lumpur trouvent très étrange  - presque loufoque - la thèse de ce couloir aérien survolant l’Asie centrale. Selon le chef de l’opposition malaisienne, Anwar Ibrahim, le manque de transparence du gouvernement malaisien les exaspère.« La façon dont le gouvernement, le Premier ministre et les ministres ont géré cette affaire est révoltante, a-t-il déclaré. Cela illustre l'incompétence des responsables au pouvoir et prouve bien leur échec. Ils ne savent pas gérer une crise. » Rejetant l'hypothèse d'un crime impliquant le pilote de l'appareil, l'opposant estime que si cette piste se confirmait, il fallait y voir un « avertissement » pour le gouvernement : « si vous semez la zizanie, si vous êtes corrompu, injuste et cruel, et bien parfois les gens pensent qu'ils n'ont pas d'autres solutions que de recourir à des actions très, très radicales. » 

C’est le Vietnam qui a frappé le plus fort en lançant un avertissement : si vous ne nous donnez pas d’informations, on arrêtera de vous aider, a-t-il annoncé à la Malaisie. Les Chinois sont plus sévères que les Occidentaux contre la Malaisie car ils disent : « on a perdu du temps et des ressources parce que vous ne nous aviez pas dit que l’avion n’était pas en mer de Chine du Sud. Pourquoi le gouvernement n’est pas transparent, ouvert ? Pourquoi cache-t-il ces informations ? »

Le Premier ministre malaisien Najib, pourtant si attaché à son image progressiste n’a pas non plus brillé par son ouverture : lors de sa seule intervention, les questions à la presse avaient été interdites. C’est son cousin, le ministre de la Défense et des Transports, qui répond aux journalistes.


Rfi.fr

Mardi 18 Mars 2014 - 11:02



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