Wack LY, ancien député libéral: « Je connais Karim…Si l’Etat fait ce qu’il doit faire, ils trouveront d’autres comptes »




La traduction en justice de Karim ne surprend guère l’ancien responsable du Parti Démocratique Sénégalais (PDS), Wack LY aujourd’hui à l’Alliance Pour la République (APR) qui dit bien connaître le célèbre détenu dans le cadre de la traque des biens dits mal acquis. Selon lui, Wade-fils « a bien participé au pillage des deniers publics » et il suffit juste à "l’Etat du Sénégal de faire ce qu’il doit faire pour découvrir d’autres comptes comme celui des 45 milliards à Singapour".

 
 « Je ne suis pas surpris que Karim Wade soit traduit en justice. C’est le non lieu qui m’aurait surpris parce que même une troisième mise en demeure ne serait pas un scandale. Je connais bien le PDS pour y avoir été pendant très longtemps avant et après le pouvoir avec ces gens là. Si vous voyez la position même qu’il a adoptée, c’est une position plus ou moins de poltron. C’est un gars qui n’a plus d’argument ou des arguments plus ou moins muets. S’il était courageux, il devait refuser d’adopter une telle position qui se comprend parce que durant toute sa trajectoire politique, il s’est montré comme un homme qui attend tout de son père. Me Abdoulaye Wade qui lui a donné tous les pouvoirs. Il attend encore aujourd’hui ce dernier pour le faire sortir de prison donc il continue de montrer à la face du monde que sans son père, il reste un gamin. Il a été au pouvoir. Il a participé au pillage des deniers publics avec d’autres », sert le transhumant qui pousse le régime Sall à l’action pour la découverte d’autres comptes en banque à l’actif de l’ancien ministre d’Etat.
 

C’est tout a fait normal si l’Etat a des preuves que ce gars là soit traduit devant la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI) pour s’expliquer. Une troisième mise en demeure permettrait de découvrir d’autres comptes comme récemment les 45 milliards », invite Wack LY qui indique que « si l’Etat fait ce qu’il doit faire, ils trouveront d’autres comptes concernant les anciens dignitaires libéraux, ça j’en suis sûr parce que j’étais au pouvoir avec eux. Je les connais ». Contrairement à son ancien parti le PDS qui dénonce un acharnement du pouvoir en place pour museler Karim Wade en vue de la prochaine élection présidentielle, l’ancien député libéral estime pour sa part que « depuis que la procédure est lancée, la loi a été respectée. C’est la même justice qui est là depuis 1960 » mais dit-il  sur les ondes de la Rfm, « respecter la justice ne veut pas dire de le dédouaner alors qu’il est fautif ». 


Ce, au moment où le président de la Ligue Sénégalaise des Droits de l’homme (LSDH), Assane Dioma Ndiaye qui, au regard simplement des principes, sans donc « faire de fixation sur la personne de Karim Wade et abstraction faite du bienfondé ou non des accusations, déplore simplement « le caractère inquisitoire de tout ce qui s’est passe jusqu’à ce renvoi d’abord au niveau de la mise en demeure ». Selon lui, « le procureur spécial à des pouvoirs exorbitants qui apprécie des biens fondés des réponses qui lui sont données, qui décide si vous  bénéficierez d’un privilège de juridiction ou non après la phase d’information où la personne poursuivie  n’a aucun droit de recours sauf le procureur… ». 


Jeudi 17 Avril 2014 - 16:06



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