Wade au congrès extraordinaire du PDS : "Moi et mes enfants, nous resterons ici au Sénégal"

Le secrétaire général national du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) a, pour la première fois après sa débâcle électorale, rencontré les responsables et militants de sa formation politique. Il a tenu à les ragaillardir mais surtout à les rassurer de sa détermination à rester lui et son fils à leur côté à la tête du PDS.



Wade au congrès extraordinaire du PDS : "Moi et mes enfants, nous resterons ici au Sénégal"
Abdoulaye Wade ne compte pas quitter le Sénégal après sa défaite contre Macky Sall. Il l’a fait comprendre lors du congrès extraordinaire de son parti tenu ce samedi 31 mars au CICES.

«Je reste à la barre du parti. Je resterai le Secrétaire général du Pds tant que vous me faites confiance». Cependant, le président de la République sortant a souligné à ses lieutenants et militants : «je prendrai de la distance. Je ne serai sur aucune liste pour les élections. Je resterai l’inspirateur du parti. Mon successeur sera connu après les Législatives».

Ceux qui pensaient que Karim et Sindjély allaient quitter le Sénégal après la chute de leur père, ils n’auront qu’à déchanter. Abdoulaye Wade a déclaré : «mes enfants resteront au Sénégal». Dans la foulée, a-t-il ajouté il va rester non loin de chez lui au Point E dans une maison que lui a prêtée un de ses amis. En attendant la fin des travaux dans sa maison.

Et le «Pape du Sopi», de faire savoir à tous les libéraux «mes portes sont ouvertes, vous pouvez venir me voir quand vous voulez».

Quand Abdoulaye Wade a déclaré «je reste à la barre du parti», les militants ont scandé « dou dem, dou dem fii lay dess(il ne partira pas, il reste ici)».

Le leader du PDS s’est, en outre, adressé aux jeunes de son parti. «Vous les jeunes, nous vous avons laissé tous les instruments pour une reconquête du pouvoir. Le peuple a exercé son pouvoir pour nous envoyer en congé», a-t-il expliqué avant de marteler «L’histoire nous jugera».

Pour lui, «le Sénégal doit être fier sur l’opinion internationale. C’est nous qui donnons la leçon aux Occidentaux. L’Afrique est majeure, elle doit pouvoir surveiller ses élections. J’en veux aux Sénégalais qui sont allés raconter des sornettes aux pays étrangers».


Dimanche 1 Avril 2012 - 12:14



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