A l’Observatoire des droits de l’enfant et des femmes, Rokia Traoré la responsable juridique cherche une lettre dans de vieux classeurs. « On a seulement des archives, parce qu’à l’époque des faits, on n’avait pas d’ordinateurs », explique-t-elle. Car cette lettre a été écrite en 1997 par la fondatrice de l’association, Diarra Fatoumata Dembélé, pour dénoncer publiquement des adoptions frauduleuses.
L’histoire commence lorsqu’une jeune maman frappe à la porte de l’Odef se souvient sa présidente. « Des gens l’ont abordé en disant : "en laissant vos enfants jouer dans le sable, vous gâter leur avenir. Nous vous proposons de nous les laisser, de les confier à des Français". Après, il a été précisé que ces enfants garderont le contact avec les familles d’origine. »
Mais deux ans plus tard cette lavandière n’a plus aucune nouvelle de ces deux fils adoptés en France. Magistrate à la cour d’appel à l’époque, Diarra Fatoumata Dembélé enquête et s’interroge. L’adoption protection était légale au Mali mais pas l’adoption plénière, c’est-à-dire la rupture de tout lien de filiation.
« [Cette dame], qui parlait au nom de toutes ses copines victimes de la même procédure, était au bord de la déprime. J’étais choquée, sachant qu’elle était vivante et que ses enfants avaient fait l’objet d’adoption plénière et j’ai immédiatement porté les faits à la connaissance du ministre de la Justice, garde des Sceaux. »
Aucun magistrat n’a été sanctionné à ce jour. L’association française qui facilitait l’adoption de ces enfants, Rayon de soleil a quitté le Mali en 2001.
L’histoire commence lorsqu’une jeune maman frappe à la porte de l’Odef se souvient sa présidente. « Des gens l’ont abordé en disant : "en laissant vos enfants jouer dans le sable, vous gâter leur avenir. Nous vous proposons de nous les laisser, de les confier à des Français". Après, il a été précisé que ces enfants garderont le contact avec les familles d’origine. »
Mais deux ans plus tard cette lavandière n’a plus aucune nouvelle de ces deux fils adoptés en France. Magistrate à la cour d’appel à l’époque, Diarra Fatoumata Dembélé enquête et s’interroge. L’adoption protection était légale au Mali mais pas l’adoption plénière, c’est-à-dire la rupture de tout lien de filiation.
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