Les assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale se déroulent du 12 au 18 octobre à Bangkok, en Thaïlande. Le Sénégal espère y faire avancer rapidement la restructuration de sa très lourde dette à travers un mécanisme rassemblant pays débiteurs et créanciers. Explications.
À Bangkok, le cas de la dette sénégalaise scrutée à la loupe. C'est que sa restructuration fait figure de test dans le cadre des nouveaux dispositifs de règlement de la dette au sein du mécanisme du Global Sovereign Debt Roundtable, la « Table ronde mondiale sur la dette souveraine ». Ce mécanisme coprésidé par le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale et la présidence du G20, a pour objectif de réunir les créanciers bilatéraux officiels, des créanciers privés, et des pays emprunteurs, afin de faciliter et accélérer les processus de restructuration de la dette.
Le Sénégal étrenne ces nouvelles dispositions et espère ainsi aboutir à la restructuration de sa dette d'ici la fin de l'année.
« C’est tout à fait possible d'avoir un accord pour démarrer d'ici 3 mois »
« C'est tout à fait possible », soutient Moubarack Lô, ancien conseiller économique de la Primature, aujourd'hui consultant, au micro de Charlotte Cosset : « Ce n'est pas la fin du processus, mais il est tout à fait possible d'avoir un accord pour démarrer le processus d'ici 3 mois. Le signal fort, c'est un accord formel avec le FMI, donc agréé par le Conseil d'administration du FMI. Mais à partir de là, ça peut s'accélérer, parce que le Sénégal a un potentiel qui permet de rassurer les créanciers et de pouvoir aller vite. »
À Bangkok, Zeine Zeidane, le nouveau Directeur Afrique du FMI, a assuré de la volonté commune de faire avancer « le processus aussi vite que possible ». Cependant, avant de parvenir à un programme, le chemin est encore long, rappelle l’ancien Premier ministre mauitanien : « Pour que le FMI puisse saisir son Conseil d’administration, il faut disposer de garanties financières concernant le traitement de la dette de la part des créanciers officiels. Une fois que le comité des créanciers du cadre commun se réunit autour d'une table, supposons qu’il accepte la proposition présentée par le Sénégal. Eh bien, nous considérerons cela comme des garanties de financement qui nous ouvriront la voie pour saisir le Conseil d’administration et faire approuver le programme. Une fois cela fait, l’étape suivante consiste en des négociations individuelles avec les créanciers. »
Au sortir des réunions, les États-Unis ont dit espérer voir les travaux s'achever en moins d'une année quand il a par exemple fallu 6 ans pour la restructuration de la dette zambienne.
Le Sénégal était parvenu début septembre à un accord de principe avec le Fonds monétaire international (FMI) sur un nouveau programme de 2,2 milliards de dollars, qui doit encore être finalisé.
À Bangkok, le cas de la dette sénégalaise scrutée à la loupe. C'est que sa restructuration fait figure de test dans le cadre des nouveaux dispositifs de règlement de la dette au sein du mécanisme du Global Sovereign Debt Roundtable, la « Table ronde mondiale sur la dette souveraine ». Ce mécanisme coprésidé par le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale et la présidence du G20, a pour objectif de réunir les créanciers bilatéraux officiels, des créanciers privés, et des pays emprunteurs, afin de faciliter et accélérer les processus de restructuration de la dette.
Le Sénégal étrenne ces nouvelles dispositions et espère ainsi aboutir à la restructuration de sa dette d'ici la fin de l'année.
« C’est tout à fait possible d'avoir un accord pour démarrer d'ici 3 mois »
« C'est tout à fait possible », soutient Moubarack Lô, ancien conseiller économique de la Primature, aujourd'hui consultant, au micro de Charlotte Cosset : « Ce n'est pas la fin du processus, mais il est tout à fait possible d'avoir un accord pour démarrer le processus d'ici 3 mois. Le signal fort, c'est un accord formel avec le FMI, donc agréé par le Conseil d'administration du FMI. Mais à partir de là, ça peut s'accélérer, parce que le Sénégal a un potentiel qui permet de rassurer les créanciers et de pouvoir aller vite. »
À Bangkok, Zeine Zeidane, le nouveau Directeur Afrique du FMI, a assuré de la volonté commune de faire avancer « le processus aussi vite que possible ». Cependant, avant de parvenir à un programme, le chemin est encore long, rappelle l’ancien Premier ministre mauitanien : « Pour que le FMI puisse saisir son Conseil d’administration, il faut disposer de garanties financières concernant le traitement de la dette de la part des créanciers officiels. Une fois que le comité des créanciers du cadre commun se réunit autour d'une table, supposons qu’il accepte la proposition présentée par le Sénégal. Eh bien, nous considérerons cela comme des garanties de financement qui nous ouvriront la voie pour saisir le Conseil d’administration et faire approuver le programme. Une fois cela fait, l’étape suivante consiste en des négociations individuelles avec les créanciers. »
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