Tout a commencé lundi 3 juin, dans la commune de Wum, avec la découverte d'un corps. Celui d'une personnalité locale importante. Sa mort est un électrochoc. Aussitôt imputée aux séparatistes ambazoniens, elle déclenche la colère des membres de la communauté du défunt, pour la plupart éleveurs.
Selon plusieurs témoignages, près d'une centaine d'entre eux, armés de machettes et de bâtons, s'en prennent alors aux villageois. « Ils ont brûlé de nombreuses maisons, le palais du chef traditionnel de Naikom, celui de Waindo, ainsi que des véhicules », raconte un élu local.
Les différentes tentatives de médiations des autorités et des chefs traditionnels n'y ont rien changé. « Ils ont arpenté les rues toute la journée sans être inquiétés », raconte un habitant qui a tout perdu comme plusieurs centaines d'autres résidents qui se retrouvent désormais sans logement.
Ce mardi, les rues de Wum étaient désertes, les boutiques fermées et la colère manifeste. Plusieurs habitants accusent notamment les forces de sécurité de passivité, voire de compromission pour n'avoir rien fait pour empêcher les exactions des dizaines de groupes d'éleveurs.
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