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Commissions d’enquête parlementaire : des Sénégalais partagés sur les nouvelles initiatives de PASTEF



L’annonce de nouvelles propositions de commissions d’enquête parlementaire par le groupe parlementaire PASTEF suscite des réactions contrastées au sein de l’opinion. Ce mercredi 14 octobre 2026, PressAfrik est allé à la rencontre de plusieurs Sénégalais pour recueillir leurs avis sur cette initiative et sur la pertinence d’ouvrir de nouvelles enquêtes alors qu’une autre est déjà en cours. Si certains y voient une occasion de renforcer la transparence dans la gestion des ressources publiques, d’autres dénoncent une démarche qu’ils jugent politiquement motivée.

Certains citoyens saluent une initiative pour la transparence

Rencontré dans son kiosque à Sicap Liberté, le commerçant Bara Diouf estime que ces enquêtes peuvent contribuer à faire la lumière sur la gestion des ressources publiques.

« Cela permettra de mettre toute la lumière sur la gestion des ressources de notre pays », soutient-il.
De son côté, I. Ndiaye salue une initiative qu’il considère comme un moyen de protéger le patrimoine de l’État. Il estime également que les personnes convoquées doivent répondre aux sollicitations des parlementaires lorsqu’elles n’ont rien à se reprocher.

« Ils veulent mettre à l’abri le patrimoine bâti de l’État. Quiconque qu’on convoque doit se présenter si la personne n’a rien à cacher. Cela prouve qu’il y a la démocratie dans notre pays. Je salue le geste du groupe parlementaire de PASTEF », affirme-t-il.

Toutefois, I. Ndiaye appelle les députés à respecter les limites de leurs prérogatives et à préserver la présomption d’innocence. Selon lui, les parlementaires doivent mener leurs investigations sans se substituer à la justice.

« Les députés ne sont pas des juges. Ils doivent faire leur travail, mais dire carrément que la personne a fait ceci ou cela sans certitude, ce n’est pas professionnel », prévient-il.

Il ajoute : « Ils doivent juste auditionner la personne. Si cette dernière est coupable ou non, c’est à la justice de le déterminer et trancher ». 

D’autres citoyens s’interrogent sur la pertinence des enquêtes

À l’opposé, Mbacké Sèye remet en question l’opportunité de proposer de nouvelles commissions alors qu’une enquête parlementaire est déjà en cours sur le programme « Un étudiant, un ordinateur ». Il critique la conduite de cette procédure et ne comprend pas pourquoi d’autres enquêtes devraient être engagées dans le même contexte.

« Il y a déjà une enquête en cours, celle d’un étudiant, un ordinateur, et je trouve qu’ils s’y prennent très mal. Donc je ne vois pas pourquoi envisager d’autres enquêtes », déclare-t-il.

Mbacké Sèye met également en doute les motivations de ces initiatives. Il estime que certaines personnes pourraient être visées pour des raisons politiques plutôt que dans le seul objectif d’établir les faits.

« Ils ciblent juste des personnes qu’ils veulent attaquer, ils les accusent, les rendent coupables en vue de les enfermer », dénonce-t-il.

El Hadji Tall partage ces réserves et voit dans les propositions du groupe parlementaire PASTEF une stratégie de communication politique visant, selon lui, à renforcer l’image du parti au pouvoir auprès de l’opinion.

« PASTEF fait tout ça pour des fonds politiques. Ils veulent juste que les Sénégalais disent qu’ils protègent les biens publics, qu’ils sont transparents, honnêtes et dans la droiture pour ainsi pouvoir régner. C’est de la manipulation », affirme-t-il.

Au terme de ces échanges, les avis recueillis traduisent des perceptions divergentes des nouvelles propositions de commissions d’enquête parlementaire. Tandis que certains citoyens y voient un moyen de renforcer le contrôle de la gestion des biens publics, d’autres s’interrogent sur les motivations politiques de cette démarche et sur les méthodes employées.

Ces réactions montrent que les nouvelles propositions d’enquête parlementaire ne font pas l’unanimité. Si certains y voient une occasion de mieux contrôler la gestion des biens publics, d’autres s’interrogent sur les intentions du groupe parlementaire PASTEF et sur la manière dont ces enquêtes sont conduites.

Ces témoignages reflètent les positions des personnes rencontrées et ne constituent pas, à eux seuls, une mesure représentative de l’opinion de l’ensemble des Sénégalais.

Hapsatou Kane

Mercredi 14 Octobre 2026 - 22:00


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