En début de semaine, des partis et groupements politiques de l’opposition appelaient le gouvernement de Côte d’Ivoire à un dialogue national. Son sujet : la réforme de l’organe électoral. Depuis la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), les formations politiques débattent de l’architecture que devrait prendre l’institution amenée à remplacer la CEI. Elles souhaitaient ainsi que le gouvernement mette en place un dialogue national. Réponse de ce dernier : le texte ira à l’Assemblée nationale.
Interrogé sur la question à l’issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement de Côte d’Ivoire, Amadou Coulibaly, a répondu : « Je suis porte-parole, on ne m’a pas informé qu’il y aura un dialogue national, donc je ne peux pas porter cette information-là. »
Depuis trois semaines, le ministère de l’Intérieur reçoit les recommandations des partis et groupements politiques concernant la structure et les attributions du futur organe électoral. « À la demande des autorités ivoiriennes », rappelle Amadou Coulibaly. « Ces recommandations seront analysées, et des points de convergence – parce qu’il y en aura certainement – seront dégagés. Le gouvernement va travailler. Et, une fois que le gouvernement aura fini de travailler, la proposition ira à l’Assemblée. Donc, les choses sont très claires : il ne faut pas, je pense, transformer aujourd’hui des actes normaux de la vie d’un pays en une surenchère politique », conclut-il.
L'opposition faiblement représentée à l’Assemblée nationale
Ce scénario faisait partie des préoccupations exprimées, à demi-mot, par l’opposition, dont la présence à l’Assemblée nationale reste très limitée. Le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti présidentiel, y est largement majoritaire.
Sollicité par RFI, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire – Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA) n’a pas réagi. Le Parti des peuples africains – Côte d'Ivoire (PPA-CI), qui tenait un point de presse le 15 octobre, n’a pas souhaité commenter les déclarations du gouvernement.
Interrogé sur la question à l’issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement de Côte d’Ivoire, Amadou Coulibaly, a répondu : « Je suis porte-parole, on ne m’a pas informé qu’il y aura un dialogue national, donc je ne peux pas porter cette information-là. »
Depuis trois semaines, le ministère de l’Intérieur reçoit les recommandations des partis et groupements politiques concernant la structure et les attributions du futur organe électoral. « À la demande des autorités ivoiriennes », rappelle Amadou Coulibaly. « Ces recommandations seront analysées, et des points de convergence – parce qu’il y en aura certainement – seront dégagés. Le gouvernement va travailler. Et, une fois que le gouvernement aura fini de travailler, la proposition ira à l’Assemblée. Donc, les choses sont très claires : il ne faut pas, je pense, transformer aujourd’hui des actes normaux de la vie d’un pays en une surenchère politique », conclut-il.
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