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France : Macron dénonce un « attentat terroriste raciste » dans les Yvelines et appelle à l’unité



Le président français Emmanuel Macron a dénoncé vendredi un « attentat terroriste raciste » dans les Yvelines, estimant que cette attaque constituait « un tournant dans la vie de notre République et de notre nation », et appelant les Français à faire preuve d’unité.

« Ce qui s'est passé aujourd'hui, c'est un attentat terroriste raciste, ainsi qualifié par le parquet national antiterroriste, qui a fait six victimes », a déclaré Macron à Trappes, aux côtés d’élus locaux, en référence à l’attaque survenue dans le département des Yvelines.

Selon le chef de l’État, un homme a été tué dans la matinée par un compatriote agissant sur la base d’« une idéologie raciste ». Cinq autres personnes ont été victimes de l’attaque, dont une fillette de 12 ans qui lutte pour sa vie à l’hôpital au moment de sa déclaration.

« Ces personnes ont été visées à raison de leur couleur ou de la religion supposée, et pour rien d'autre », a-t-il affirmé.

Macron a remercié les forces de sécurité, en particulier la brigade anticriminalité (BAC), ainsi que les magistrats et le parquet national antiterroriste, qui se sont rapidement mobilisés. Il a estimé que l’intervention des policiers avait permis de neutraliser l’assaillant et d’éviter d’autres victimes.

Il a également exprimé le soutien de la nation aux victimes, à leurs familles et aux habitants des communes touchées, notamment Trappes et La Verrière.

« Nous ne céderons rien, et nous n'avons rien à céder », a-t-il déclaré, affirmant que cet événement constituait un tournant car il s’agissait de la première fois qu’un acte terroriste était planifié dans le pays pour tuer des compatriotes, notamment des enfants, en raison de leur couleur de peau ou de la religion qui leur était attribuée.

« Cela n'a pas sa place dans la République, ça n'a pas sa place en France », a-t-il poursuivi, appelant à combattre non seulement cet acte, mais également les idées susceptibles de justifier de tels comportements ou de créer une atmosphère favorable à leur émergence.

« La République, elle est une et indivisible. La République, elle n'a que des citoyennes et des citoyens. Elle ne les discrimine jamais, ni à raison de leur couleur de peau, ni à raison de leur religion, ni à raison de leurs opinions politiques », a-t-il insisté.

S’adressant notamment aux habitants des communes touchées, le président français les a exhortés à ne pas baisser la tête et à ne pas avoir peur, assurant que « la République tiendra ».

« Il n'y a pas un camp contre l'autre dans cette République », a-t-il ajouté, saluant le rôle des élus, des associations et des enseignants dans la préservation de l’unité nationale.

« Ni la peur, ni la colère »

Interrogé sur un éventuel lien entre l’attaque, les tensions au sein de la société française et la montée des extrêmes, Macron a appelé à distinguer les responsabilités et les éléments qui devront être établis par l’enquête.

Il a notamment évoqué la préméditation de l’assaillant et des propos tenus par celui-ci, ajoutant que les investigations permettraient d’élucider les circonstances de l’attentat.

Le président a toutefois estimé que certains discours présents dans l’espace public pouvaient contribuer à créer une atmosphère propice au racisme.

« Qu'un racisme se soit installé dans le discours public ambiant, c'est un fait et je l'ai toujours combattu avec la plus grande force », a-t-il déclaré, répétant qu’il n’était « jamais trop tard » pour agir.

« La République, c'est l'unité et la concorde », a-t-il souligné, appelant les Français à faire preuve de respect et à préserver la cohésion nationale.

« Ni la peur, ni la colère », a-t-il lancé, estimant qu’un sursaut collectif était nécessaire après l’attaque.
Le parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé vendredi se saisir après qu'un homme a tiré en rafales depuis sa voiture dans la rue vendredi 23 octobre dans la matinée en région parisienne. Au moins une personne est morte et cinq autres ont été blessées.

Le Parquet a ouvert une enquête de flagrance, notamment pour « assassinat et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste », « association de malfaiteurs terroriste » et « détention d’une arme de catégorie A ».

Selon le parquet, les victimes auraient été visées en raison de leur appartenance, réelle ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion. Les motivations du suspect et d’éventuelles complicités restent à établir.

Anadolu Agency

Vendredi 23 Octobre 2026 - 22:26


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