C’est avec certains égards qu’Hervé Berville, représentant personnel du président Macron, a été reçu. Témoignent ces entretiens que lui a accordés Paul Kagame, un signe que la normalisation des relations entre les deux pays se poursuit.
On notera toutefois que, dans son discours de dimanche, le président rwandais a répété cette petite phrase : « Les faits sont têtus ». Une phrase qu’il avait déjà prononcée en 2014, à l’époque en français. Une manière de signifier qu’à ses yeux, la France s’était rendue complice des génocidaires.
Une petite pique, donc, à l’égard de Paris, suivie d’un raté. Lors du déjeuner de dimanche, le ministre des Affaires étrangères rwandais, Richard Sezibera, a oublié de citer la France, lors de ses remerciements adressés aux délégations.
Il ne le fera que dans un second temps, saluant alors le représentant personnel du président français et Bruno Le Maire, le ministre français de l'Économie, qui participait au même moment aux commémorations organisées à Paris.
Alors, simple oubli ou petite vexation ? Impossible à dire. Toujours est-il que la méfiance entre les deux capitales n’a pas encore totalement disparu et que le chemin sera long. La nomination d’un ambassadeur ne se fera pas avant au moins quelques mois et la venue d’Emmanuel Macron à Kigali pourrait ne pas intervenir avant 2021.
On notera toutefois que, dans son discours de dimanche, le président rwandais a répété cette petite phrase : « Les faits sont têtus ». Une phrase qu’il avait déjà prononcée en 2014, à l’époque en français. Une manière de signifier qu’à ses yeux, la France s’était rendue complice des génocidaires.
Une petite pique, donc, à l’égard de Paris, suivie d’un raté. Lors du déjeuner de dimanche, le ministre des Affaires étrangères rwandais, Richard Sezibera, a oublié de citer la France, lors de ses remerciements adressés aux délégations.
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