Une foule mixte, de tous âges et à l'unisson pour dénoncer les agressions sexuelles en Gambie. « Non, c'est non », « Notre corps, notre choix », ou « Plus jamais de viol », tels étaient les slogans entonnées par des manifestants déterminés à se faire entendre. Jerreh Badjie, cofondateur du mouvement #IamToufah, est satisfait de la mobilisation.
« Je ne m'attendais pas à voir beaucoup de personnes aujourd'hui, confie Jerreh Badjie. Mais là, on voit que les gens sont sortis. Il y a plusieurs personnes qui sont venues dénoncer ce qui se passe en Gambie. Il y a des activistes et des victimes parmi les manifestants. »
Toufah Jallow, qui accuse Yahya Jammeh de viol, est devenue le visage de la lutte contre les violences sexuelles. Un combat qu'elle veut mener ici malgré sa nouvelle vie à l'étranger. « Je voulais que le débat commence ici, explique-t-elle. C'est important car il faut briser le mur du silence. Beaucoup de femmes souffrent »
Pour Madi Jobarteh, coorganisateur de l'événement, la parole peut enfin se libérer : « Nous assistons à une révolution, quelque chose d'inédit en Gambie. »
Le mouvement contre les violences sexuelles a reçu le soutien du gouvernement. En témoigne l'autorisation de manifester - chose rare - et les communiqués du ministre de la Justice qui encouragent les victimes à s'exprimer.
« Je ne m'attendais pas à voir beaucoup de personnes aujourd'hui, confie Jerreh Badjie. Mais là, on voit que les gens sont sortis. Il y a plusieurs personnes qui sont venues dénoncer ce qui se passe en Gambie. Il y a des activistes et des victimes parmi les manifestants. »
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