Dans sa troisième édition du Rapport de suivi de la situation économique de la Guinée, intitulée « Au-delà de l’exploitation minière : transformer la richesse des ressources naturelles en croissance du secteur privé et en emplois », le Groupe de la Banque mondiale dresse le bilan d'une économie en pleine expansion.
Portée par une hausse de la production minière (notamment de bauxite), un rebond des services et une agriculture résiliente, la croissance économique nationale a atteint 7,3 % en 2025.
Parallèlement, le recul de l'inflation à 3,2 % a permis d'améliorer le pouvoir d'achat des ménages et de réduire le taux national de pauvreté. Le démarrage des exportations de minerai de fer du projet Simandou s'annonce déjà comme une « opportunité historique » susceptible de faire grimper la croissance moyenne à 9 % sur la période 2026-2028, hissant la Guinée parmi les pays les plus dynamiques au monde.
Toutefois, l'institution internationale met en garde contre l'illusion d'une prospérité automatique. « Malgré ces performances, la création d’emplois demeure insuffisante », souligne le rapport, rappelant que « la croissance tirée par l’exploitation minière ne se traduit pas automatiquement par davantage d’opportunités économiques pour la population ».
L'emploi salarié formel continue de représenter une faible part du marché du travail, tandis que la majorité des actifs restent cantonnés dans un secteur informel peu productif. « Le principal défi de la Guinée est de transformer la croissance économique en emplois productifs », précisent les analystes, insistant sur l'urgence d'un essor du secteur privé non minier à travers l'agro-industrie, les services et les dispositifs de contenu local.
C'est sur le terrain agricole que se jouera la véritable transformation socio-économique du pays. Représentant environ 32 % du PIB et plus de 60 % des emplois, l'agriculture constitue le réservoir le plus prometteur pour résorber le chômage et la pauvreté rurale.
Pour « transformer l’opportunité Simandou en prospérité partagée », la Banque mondiale formule plusieurs recommandations prioritaires : renforcer la stabilité macroéconomique, faciliter l'accès des PME au financement, soutenir la formation des jeunes et investir massivement dans la connectivité des marchés, la logistique post-récolte et le développement des chaînes de valeur agroalimentaires.
Portée par une hausse de la production minière (notamment de bauxite), un rebond des services et une agriculture résiliente, la croissance économique nationale a atteint 7,3 % en 2025.
Parallèlement, le recul de l'inflation à 3,2 % a permis d'améliorer le pouvoir d'achat des ménages et de réduire le taux national de pauvreté. Le démarrage des exportations de minerai de fer du projet Simandou s'annonce déjà comme une « opportunité historique » susceptible de faire grimper la croissance moyenne à 9 % sur la période 2026-2028, hissant la Guinée parmi les pays les plus dynamiques au monde.
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