Tout ceci n’a aucun sens. C'est à croire qu'il est des choses qu’on nous cache.
Quand on est dans une position institutionnelle en République, on ne peut contester par un chantage une décision rendue par une autre institution constitutionnelle.
Imaginez que l’Assemblée vote une loi qui est en apparence contre une décision rendue par le Conseil constitutionnel, et que celui-ci dise que puisqu’il en est ainsi il ne connnaitra plus des saisines du Parlement.
C'est vrai que cela peut être frustrant de se rendre compte qu’en définitive, on ne peut malgré une majorité forte faire grand chose sans l'accord du Président de la République.
Nous avions averti à un moment sans etre entendu.
En effet, aucune majorité, quelle que soit sa consistance, ne peut modifier la constitution si le Président de la République n’est pas d'accord.
En effet, aucune majorité quelle que soit sa consistance ne peut empêcher au Président de la République d'exécuter la loi de finances lors que l’Assemblée refuse de l'adopter. Relisez la Constitution.
En effet enfin, la majorité actuelle malgré toute sa consistance, ne peut adopter une motion de censure contre le Gouvernement ou rejeter un vote de confiance sans tomber dans son propre piège surtout après l'ouverture de la session unique qui dure neuf mois.
Pendant deux ans le Premier ministre a exécuté des dépenses relatives aux fonds spéciaux sans aucun mécanisme de contrôle. Dès lors, il est incompréhensible que ce soit maintenant qu’il se découvre cette mission de gardien de la transparence. Il aurait eu le soutien de tous si au moment qu’il en bénéficiait, il avait demandé à sa majorité de prendre des initiatives législatives ou de refuser de voter les lois de finances sans l’adoption au préalable des mécanismes de contrôle.
Par ailleurs, si la majorité refuse de voter les lois de finance, le président de la République à les moyens techniques et constitutionnelles (art 68) de mettre en œuvre et d’exécuter le budget. À quoi bon, alors?
Fait notable! Tout ce que le Conseil constitutionnel a dit se trouve dans la Constitution et a servi l’actuel président de l’Assemblée alors qu'il était Premier ministre et patron de la majorité.
C'est vous dire!
Et d'ailleurs, la majorité parlementaire a utilisé le même argument que celui déjà mis en branle par le Conseil constitutionnel pour déclarer irrecevable la proposition de loi abrogeant la loi d’amnistie. Il s’agit notamment de l’obligation de trouver des recettes nouvelles lorsque la proposition et l’amendement ont pour conséquences de diminuer les recettes ou d’augmenter les charges de l’Etat.
Eh oui! La majorité a des pouvoirs constitutionnels qui lui permettent de faire face à l’Exécutif. Pourquoi ne veut-elle pas les mettre en branle? Pourquoi préfére-t-elle un moyen illégal qui va forcément affecter le goorgorlou alors que ce dernier n’a aucune part de responsabilité dans cette bataille politicienne. C'est là qu'il faut penser aux enfants qui ne prennent que deux repas par jour.
Comble de bizarreries! Après deux ans passés à la primature avec toutes les initiatives de nouvelles taxations, il en faut du culot pour dénoncer des excès en la matière. Faut-il en rire? Non.
Éthique de responsabilité! L'Assemblée et son président ont ils pensé au risque pays? Au moment où le Sénégal mobilise toutes ces ressources pour trouver une solution pour le traitement de sa dette, ce coup de Jarnac déshonore plus que de raison.
Arrêtons ce cirque. Il est venu le moment de mettre des intrants de qualité, de compétence et de maturité dans la politique sénégalaise.
Le Sénégal a fait le choix du régime de collaboration des pouvoirs. L’Assemblée nationale n’a pas ici, contrairement aux États Unis, le monopole de la fonction législative. Cela n’a rien de nouveau et ce n’est pas pour ces basses querelles que cela va changer.
Et ceux qui fustigent aujourd’hui la toute puissance de l’Exécutif en ont usé quand ils étaient dans le gouvernement. Il n'y a guère longtemps. D'ailleurs, ils en abuseront si par extraordinaire ils y revenaient.
Il est difficile de le dire autrement: on en a ras-le-bol.
Moussa Tine
Président AD/PENCOO
Quand on est dans une position institutionnelle en République, on ne peut contester par un chantage une décision rendue par une autre institution constitutionnelle.
Imaginez que l’Assemblée vote une loi qui est en apparence contre une décision rendue par le Conseil constitutionnel, et que celui-ci dise que puisqu’il en est ainsi il ne connnaitra plus des saisines du Parlement.
C'est vrai que cela peut être frustrant de se rendre compte qu’en définitive, on ne peut malgré une majorité forte faire grand chose sans l'accord du Président de la République.
Nous avions averti à un moment sans etre entendu.
En effet, aucune majorité, quelle que soit sa consistance, ne peut modifier la constitution si le Président de la République n’est pas d'accord.
En effet, aucune majorité quelle que soit sa consistance ne peut empêcher au Président de la République d'exécuter la loi de finances lors que l’Assemblée refuse de l'adopter. Relisez la Constitution.
En effet enfin, la majorité actuelle malgré toute sa consistance, ne peut adopter une motion de censure contre le Gouvernement ou rejeter un vote de confiance sans tomber dans son propre piège surtout après l'ouverture de la session unique qui dure neuf mois.
Pendant deux ans le Premier ministre a exécuté des dépenses relatives aux fonds spéciaux sans aucun mécanisme de contrôle. Dès lors, il est incompréhensible que ce soit maintenant qu’il se découvre cette mission de gardien de la transparence. Il aurait eu le soutien de tous si au moment qu’il en bénéficiait, il avait demandé à sa majorité de prendre des initiatives législatives ou de refuser de voter les lois de finances sans l’adoption au préalable des mécanismes de contrôle.
Par ailleurs, si la majorité refuse de voter les lois de finance, le président de la République à les moyens techniques et constitutionnelles (art 68) de mettre en œuvre et d’exécuter le budget. À quoi bon, alors?
Fait notable! Tout ce que le Conseil constitutionnel a dit se trouve dans la Constitution et a servi l’actuel président de l’Assemblée alors qu'il était Premier ministre et patron de la majorité.
C'est vous dire!
Et d'ailleurs, la majorité parlementaire a utilisé le même argument que celui déjà mis en branle par le Conseil constitutionnel pour déclarer irrecevable la proposition de loi abrogeant la loi d’amnistie. Il s’agit notamment de l’obligation de trouver des recettes nouvelles lorsque la proposition et l’amendement ont pour conséquences de diminuer les recettes ou d’augmenter les charges de l’Etat.
Eh oui! La majorité a des pouvoirs constitutionnels qui lui permettent de faire face à l’Exécutif. Pourquoi ne veut-elle pas les mettre en branle? Pourquoi préfére-t-elle un moyen illégal qui va forcément affecter le goorgorlou alors que ce dernier n’a aucune part de responsabilité dans cette bataille politicienne. C'est là qu'il faut penser aux enfants qui ne prennent que deux repas par jour.
Comble de bizarreries! Après deux ans passés à la primature avec toutes les initiatives de nouvelles taxations, il en faut du culot pour dénoncer des excès en la matière. Faut-il en rire? Non.
Éthique de responsabilité! L'Assemblée et son président ont ils pensé au risque pays? Au moment où le Sénégal mobilise toutes ces ressources pour trouver une solution pour le traitement de sa dette, ce coup de Jarnac déshonore plus que de raison.
Arrêtons ce cirque. Il est venu le moment de mettre des intrants de qualité, de compétence et de maturité dans la politique sénégalaise.
Le Sénégal a fait le choix du régime de collaboration des pouvoirs. L’Assemblée nationale n’a pas ici, contrairement aux États Unis, le monopole de la fonction législative. Cela n’a rien de nouveau et ce n’est pas pour ces basses querelles que cela va changer.
Et ceux qui fustigent aujourd’hui la toute puissance de l’Exécutif en ont usé quand ils étaient dans le gouvernement. Il n'y a guère longtemps. D'ailleurs, ils en abuseront si par extraordinaire ils y revenaient.
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