Les Éditions du Boréal ont mis fin mercredi « à leur relation professionnelle avec Thélyson Orélien ». La maison d’édition dit avoir détecté que « l’intelligence artificielle a été utilisée dans le processus d’écriture de C’était ça ou mourir, alors que l’auteur nous avait assuré, à plusieurs reprises, ne jamais y avoir eu recours pour la création de son roman ».
« En conséquence, Boréal ne réimprimera pas le roman et ne publiera pas d’autres livres de Thélyson Orélien », indique le communiqué de Boréal.
Il y a à peine une semaine, la maison d’édition affirmait pourtant son intention de maintenir le livre sur les tablettes des libraires, malgré l’absence de preuves permettant démonter les allégations de recours à l’IA. L’écrivain, qui avait promis de monter un dossier documentant son processus de création et prouvant son innocence, n’était pas parvenu à fournir de preuves tangibles permettant de trancher la question.
La maison d’édition assure ne pas « accepter, maintenant ou à l’avenir, de jouer auprès de nos auteurs et autrices un rôle d’enquêteur ». Mais face à une « situation extraordinaire », Boréal a rassemblé l’ensemble des versions de travail du roman et a commandé une analyse externe approfondie qui a révélé « des traces de balises d’IA dans les métadonnées de certains documents ».
Des filigranes non visibles à l’œil nu sont ajoutés par certains modèles d’IA dans les textes et images qu’ils génèrent, permettant ainsi de plus aisément détecter l’utilisation de cette technologie.
« Nous ignorons toujours dans quelle mesure l’IA a été utilisée dans la création de C’était ça ou mourir, et sans doute n’aurons-nous jamais de réponse définitive à cet égard. Pour nous, la question fondamentale est celle de la confiance entre auteurs et éditeurs », indique Boréal. L’éditeur qualifie aussi de « démentie » l’affirmation de Thélyson Orélien, qui a assuré depuis l’éclatement de la controverse entourant son roman ne jamais avoir eu recours à l’IA pour l’écrire. « Nous ne pouvons pas, dans ces circonstances, poursuivre notre collaboration professionnelle. »
Les Éditions du Boréal affirment demeurer en étroite communication avec les 26 maisons d’édition ayant acquis les droits de C’était ça ou mourir à l’étranger, et leur transmettre toutes les informations dont ils disposent depuis le début de la saga.
La maison d’édition entend « contribuer activement à la réflexion collective qui s’impose quant à la place de l’IA en littérature ». Le 14 octobre, en entrevue au Devoir, Renaud Roussel, codirecteur général du Boréal, affirmait que les balises devraient être esquissées et renforcées pour l’avenir, afin que la maison
« ne se retrouve plus jamais dans cette situation ». « Le grand principe qui nous guide, c’est la transparence. On va demander aux écrivains de nous dire s’ils ont utilisé l’IA, et de quelle façon, et proposer des utilisations très limitées qu’on juge acceptables, comme de s’en servir comme outil de recherche, par exemple. Or, le style, la structure et le langage doivent demeurer la chasse gardée de l’artiste. »
Renaud Roussel n’envisageait toutefois pas d’avoir recours à un outil de détection en cas de doutes sérieux, comme c’est présentement le cas dans d’autres maisons d’édition, notamment dans le monde anglo-saxon.
Au moment où ces lignes étaient écrites, C’était ça ou mourir figurait toujours parmi les neuf livres de la deuxième sélection du prix Renaudot, dont les finalistes seront annoncés le 28 octobre. Grasset, la maison d’édition du roman en France, n’avait pas non plus réagi aux nouvelles informations dévoilées par Boréal.
Le Devoir
« En conséquence, Boréal ne réimprimera pas le roman et ne publiera pas d’autres livres de Thélyson Orélien », indique le communiqué de Boréal.
Il y a à peine une semaine, la maison d’édition affirmait pourtant son intention de maintenir le livre sur les tablettes des libraires, malgré l’absence de preuves permettant démonter les allégations de recours à l’IA. L’écrivain, qui avait promis de monter un dossier documentant son processus de création et prouvant son innocence, n’était pas parvenu à fournir de preuves tangibles permettant de trancher la question.
La maison d’édition assure ne pas « accepter, maintenant ou à l’avenir, de jouer auprès de nos auteurs et autrices un rôle d’enquêteur ». Mais face à une « situation extraordinaire », Boréal a rassemblé l’ensemble des versions de travail du roman et a commandé une analyse externe approfondie qui a révélé « des traces de balises d’IA dans les métadonnées de certains documents ».
Des filigranes non visibles à l’œil nu sont ajoutés par certains modèles d’IA dans les textes et images qu’ils génèrent, permettant ainsi de plus aisément détecter l’utilisation de cette technologie.
« Nous ignorons toujours dans quelle mesure l’IA a été utilisée dans la création de C’était ça ou mourir, et sans doute n’aurons-nous jamais de réponse définitive à cet égard. Pour nous, la question fondamentale est celle de la confiance entre auteurs et éditeurs », indique Boréal. L’éditeur qualifie aussi de « démentie » l’affirmation de Thélyson Orélien, qui a assuré depuis l’éclatement de la controverse entourant son roman ne jamais avoir eu recours à l’IA pour l’écrire. « Nous ne pouvons pas, dans ces circonstances, poursuivre notre collaboration professionnelle. »
Les Éditions du Boréal affirment demeurer en étroite communication avec les 26 maisons d’édition ayant acquis les droits de C’était ça ou mourir à l’étranger, et leur transmettre toutes les informations dont ils disposent depuis le début de la saga.
La maison d’édition entend « contribuer activement à la réflexion collective qui s’impose quant à la place de l’IA en littérature ». Le 14 octobre, en entrevue au Devoir, Renaud Roussel, codirecteur général du Boréal, affirmait que les balises devraient être esquissées et renforcées pour l’avenir, afin que la maison
« ne se retrouve plus jamais dans cette situation ». « Le grand principe qui nous guide, c’est la transparence. On va demander aux écrivains de nous dire s’ils ont utilisé l’IA, et de quelle façon, et proposer des utilisations très limitées qu’on juge acceptables, comme de s’en servir comme outil de recherche, par exemple. Or, le style, la structure et le langage doivent demeurer la chasse gardée de l’artiste. »
Renaud Roussel n’envisageait toutefois pas d’avoir recours à un outil de détection en cas de doutes sérieux, comme c’est présentement le cas dans d’autres maisons d’édition, notamment dans le monde anglo-saxon.
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