À Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina, président de la « Refondation », s'est longuement exprimé, le dimanche 31 mai 2026 au soir, à la télévision nationale. Une prise de parole très attendue, à trois jours du lancement de la concertation nationale, et alors que son pouvoir traverse une période de turbulences.
C'était sa deuxième grande prise de parole depuis son arrivée au pouvoir en octobre dernier. Le chef de l'État a profité de la tribune pour défendre le bilan de sept mois de « Refondation », en mettant en avant quelques chantiers en cours : l'accès à l'eau, l'électricité, ou les réformes dans l'enseignement supérieur.
Mais Michaël Randrianirina a aussi reconnu les limites de son action. Sur la corruption, il a admis que rien n'avait vraiment changé. Un aveu lourd de sens, alors que la lutte contre les détournements était l'une des promesses fortes du soulèvement Gen Z d'octobre 2025.
Les Églises dans le processus de concertation
Sur la concertation nationale, qui débutera le 3 juin, il a précisé qu'elle prendrait la forme d'une réunion entre lui-même, le Premier ministre, la ministre chargée de la Refondation, et les quatre chefs d'Églises chrétiennes. Une annonce qui surprend : car le Conseil œcuménique des Églises, avait dénoncé fin avril avoir été mis à l'écart du processus.
Enfin, sur le rapprochement avec la Russie, le président s'est défendu de tout alignement. Il a évoqué son attachement au multilatéralisme, justifiant la coopération militaire avec Moscou par l'usage historique d'armes russes par l'armée malgache. Un argument qui peine à convaincre les observateurs, alors que les livraisons d'équipements russes se multiplient depuis sa prise de pouvoir.
C'était sa deuxième grande prise de parole depuis son arrivée au pouvoir en octobre dernier. Le chef de l'État a profité de la tribune pour défendre le bilan de sept mois de « Refondation », en mettant en avant quelques chantiers en cours : l'accès à l'eau, l'électricité, ou les réformes dans l'enseignement supérieur.
Mais Michaël Randrianirina a aussi reconnu les limites de son action. Sur la corruption, il a admis que rien n'avait vraiment changé. Un aveu lourd de sens, alors que la lutte contre les détournements était l'une des promesses fortes du soulèvement Gen Z d'octobre 2025.
Les Églises dans le processus de concertation
Sur la concertation nationale, qui débutera le 3 juin, il a précisé qu'elle prendrait la forme d'une réunion entre lui-même, le Premier ministre, la ministre chargée de la Refondation, et les quatre chefs d'Églises chrétiennes. Une annonce qui surprend : car le Conseil œcuménique des Églises, avait dénoncé fin avril avoir été mis à l'écart du processus.
Enfin, sur le rapprochement avec la Russie, le président s'est défendu de tout alignement. Il a évoqué son attachement au multilatéralisme, justifiant la coopération militaire avec Moscou par l'usage historique d'armes russes par l'armée malgache. Un argument qui peine à convaincre les observateurs, alors que les livraisons d'équipements russes se multiplient depuis sa prise de pouvoir.
Autres articles
-
RDC-Belgique: Kinshasa interdit les contacts avec l'ambassade belge après les perquisitions visant des proches de Tshisekedi
-
Libye: 31 personnes ont été exécutées par les forces pro-Haftar, selon l’ONG Human Rights Watch
-
Sahel: violents combats entre les jihadistes du Jnim et ceux de l'EIS à la frontière Mali-Burkina
-
Guinée: la peine de l'ex-ministre de la Défense Mohamed Diané réduite en appel
-
Ebola: le Kenya durcit ses mesures de prévention après un deuxième cas sur son sol





RDC-Belgique: Kinshasa interdit les contacts avec l'ambassade belge après les perquisitions visant des proches de Tshisekedi


