L’annonce de la dissolution de la SARS, cette unité spécialisée de la police accusée d’arrestations arbitraires, de torture et même d’assassinats extrajudiciaires, n'a pas calmé les manifestants au Nigeria. Ils se sont encore mobilisés ce lundi à Lagos, Abuja et dans d’autres régions du pays. Dès l’aube, des centaines de jeunes ont pris d’assaut le péage de Lekki, sur l’une des principales artères de la capitale, se massant sur les immenses piliers, escaladant les structures métalliques ou se tenant debout au milieu de la route.
« Ils nous disent toujours : "on va changer, on va changer", mais ils pensent qu’on n’est pas sérieux. C’est pour ça qu’on est ici. C’est le plus gros péage de Lagos, et tous les jours, il leur rapporte énormément d’argent. Donc nous avons décidé qu’aujourd’hui, personne ne passerait ici, qu’ils ne gagneraient rien. Comme ça ils vont comprendre qu’on est très sérieux », explique une femme.
Un premier pas
Dans l’après-midi, le président Muhammadu Buhari a finalement pris la parole, pour la première fois depuis le début de ce mouvement de protestation contre les violences policières. « Le démantèlement de la brigade anti-braquage n’est que le premier pas dans notre engagement pour une réforme étendue de la police, afin de garantir que le premier devoir de la police est bien de protéger la vie de nos concitoyens », a promis le chef d'Etat.
Mais c’est encore trop peu pour Rume et ses amis, qui ont écouté son discours sur leurs portables. « Sa réponse, c’est une parade. Nous voulons plus que ça. C’est le début d’une grande révolution, car nous, les jeunes Nigérians, nous souffrons ! Nous avons besoin de bonne gouvernance, nous avons besoin d’électricité, nous voulons une réforme total du système. »
Quelques heures après la déclaration du président nigérian, un manifestant a été tué par la police dans le quartier de Surulere, à Lagos, faisant remonter la tension d’un cran.
« Ils nous disent toujours : "on va changer, on va changer", mais ils pensent qu’on n’est pas sérieux. C’est pour ça qu’on est ici. C’est le plus gros péage de Lagos, et tous les jours, il leur rapporte énormément d’argent. Donc nous avons décidé qu’aujourd’hui, personne ne passerait ici, qu’ils ne gagneraient rien. Comme ça ils vont comprendre qu’on est très sérieux », explique une femme.
Un premier pas
Dans l’après-midi, le président Muhammadu Buhari a finalement pris la parole, pour la première fois depuis le début de ce mouvement de protestation contre les violences policières. « Le démantèlement de la brigade anti-braquage n’est que le premier pas dans notre engagement pour une réforme étendue de la police, afin de garantir que le premier devoir de la police est bien de protéger la vie de nos concitoyens », a promis le chef d'Etat.
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