Depuis plus d’une semaine, étudiants et forces de sécurité jouent au chat et à la souris sur le campus de Makerere, l’une des plus anciennes universités du continent. Les étudiants dénoncent l’augmentation des droits de scolarité annoncée, une hausse annuelle de 15% pendant cinq années d’affilée.
L’administration, elle, souligne que les droits de scolarité sont restés inchangés depuis une douzaine d’années.
Le débat s’est vite envenimé. L’administration, qui a qualifié les manifestants de « drogués », a sévi contre plusieurs d’entre eux. Neuf étudiants ont été suspendus et 26 autres ont reçu un avertissement, dont Marion Kirabo, qui siège à l’exécutif de l’association étudiante. « Ils prétendent qu’il s’agit d’une augmentation annuelle de 15%. Mais, dans les faits, quand on tient de la hausse des frais annexes, on arrive à 30%– par an ! Au bout de cinq années, on dépasserait 100% ! », s'agace-t-elle.
La police nationale et la police militaire sont intervenues à de multiples reprises. Hier, les forces de sécurité ont dispersé l’assemblée générale des étudiants en grève à coups de gaz lacrymogène. Les policiers ont pourchassé des grévistes jusque dans la bibliothèque, où ils ont, là aussi, fait usage de gaz lacrymogène, raconte Marion Kirabo, dirigeante de l’association des étudiants : « la police a fait usage de gaz lacrymogène à l’intérieur même de la bibliothèque. Les policiers ont peur de nous. Ils ont paranoïaques. Je ne comprends pas pourquoi ils ont peur. Nous ne sommes pas armés. Nous n’avons que des pancartes, et à ma connaissance une pancarte n’a jamais tué personne. »
La ministre de l’Éducation, Janet Museveni, par ailleurs Première Dame de l’Ouganda, a affirmé que les étudiants étaient à la solde de l’opposition, ce qu’ils contestent.
L’administration, elle, souligne que les droits de scolarité sont restés inchangés depuis une douzaine d’années.
Le débat s’est vite envenimé. L’administration, qui a qualifié les manifestants de « drogués », a sévi contre plusieurs d’entre eux. Neuf étudiants ont été suspendus et 26 autres ont reçu un avertissement, dont Marion Kirabo, qui siège à l’exécutif de l’association étudiante. « Ils prétendent qu’il s’agit d’une augmentation annuelle de 15%. Mais, dans les faits, quand on tient de la hausse des frais annexes, on arrive à 30%– par an ! Au bout de cinq années, on dépasserait 100% ! », s'agace-t-elle.
La police nationale et la police militaire sont intervenues à de multiples reprises. Hier, les forces de sécurité ont dispersé l’assemblée générale des étudiants en grève à coups de gaz lacrymogène. Les policiers ont pourchassé des grévistes jusque dans la bibliothèque, où ils ont, là aussi, fait usage de gaz lacrymogène, raconte Marion Kirabo, dirigeante de l’association des étudiants : « la police a fait usage de gaz lacrymogène à l’intérieur même de la bibliothèque. Les policiers ont peur de nous. Ils ont paranoïaques. Je ne comprends pas pourquoi ils ont peur. Nous ne sommes pas armés. Nous n’avons que des pancartes, et à ma connaissance une pancarte n’a jamais tué personne. »
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