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Parlement sénégalais: Diomaye demande l'examen prioritaire de la Loi de finances rectificative



Parlement sénégalais: Diomaye demande l'examen prioritaire de la Loi de finances rectificative
Le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Ousmane Sonko, a ouvert ce mardi 13 octobre la session ordinaire unique de l’année parlementaire 2026-2027. A cette occasion, il dit avoir été saisi depuis le 02 octobre par le chef d’Etat Diomaye Faye pour que le projet de Loi de finances rectificatives (LFR), déposé deux semaines plus tôt, soit examiné en priorité par le parlement au cours de la session qui vient d’être ouverte.

«J'informe que par lettre en date du 2 octobre 2026, le président de la République a demandé l'inscription par priorité du projet de loi de finances rectificative pour l'année 2026 à l'ordre du jour de la session unique 2026-2027 de l'Assemblée nationale, conformément aux dispositions de l'article 84 de la Constitution», a dit Ousmane Sonko.

Le leader du parti Pastef (majorité parlementaire), qui dit être en «désaccord profond» avec le chef d’Etat Diomaye Faye sur la marche du pays, a dans la foulée convoquée la conférence des présidents pour arrêter le calendrier de travail de cette session ordinaire.

Une bataille parlementaire

La Loi de finances rectificative 2026 a  officiellement été déposée au Secrétariat général de l'Assemblée nationale le 18 septembre 2026.  Pour l’heure, le groupe parlementaire Pastef (130/165 députés) n'envisage pas un rejet total du texte, mais émet de très fortes réserves et pourrait mener un combat d'amendements au cas par cas.

Pour rappel, Ousmane Sonko, ancien Premier ministre (2024 – 2026) a publiquement exprimé ses inquiétudes quant aux conséquences de l'accord conclu par le gouvernement avec le Fonds monétaire international le 1er septembre 2026 pour un programme global de 2,2 milliards de dollars (environ 1 245 milliards de FCFA) étalé sur 36 mois.

 Si le déblocage de cette somme est en partie liée à l’approbation du Conseil d’administration du FMI et au vote de la LFR, le parti de Sonko dénonce «l'opacité entourant la restructuration de la dette sénégalaise» et redoute l'impact des mesures d'austérité sur le pouvoir d'achat des ménages. L’Etat, quant à lui, se défend de toute restructuration et parle plutôt de «Plan de traitement de la dette».

Charles KOSSONOU

Mardi 13 Octobre 2026 - 13:22


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