A Dakar, le ministre de la Justice Me Moussa Sarr a présidé l’ouverture du Panel de haut niveau pour la mise en place d’un dispositif et d’un fonds opérant d’insertion et de réinsertion des jeunes en danger ou en conflit avec la loi.
A cette occasion, il a pointé le chaînon manquant dans la réinsertion des jeunes. «L'autonomie économique est la meilleure protection», a-t-il soutenu devant la Protection judiciaire, la GIZ et le privé. « Nous voulons corriger le chaînon manquant entre la formation et l'emploi », a-t-il déclaré. « Le Fonds créé en mars 2024 doit servir de tremplin vers le stage, l'emploi salarié ou le micro-crédit », dit-il.
Le public concerné est massif. Près de 17 000 mineurs sont confiés chaque année à la justice. L'Etat doit adapter sa réponse. « L'enfant doit rester un sujet de droits et jamais un objet de procédure », rappelle-t-il. « A chacun, jamais la seule sanction », plaide-t-il. « A la victime la réparation, à l'enfant en danger la protection, à celui en conflit avec la loi une seconde chance », a-t-il expliqué.
Le blocage se situe après le diplôme. En 2025, 412 jeunes ont obtenu un CAP ou une attestation. Le travail porte ses fruits. « Ils tiennent aujourd'hui un métier et une dignité retrouvée », a-t-il salué. Mais sans suite, tout s'effondre. « Nous les laissons au seuil de l'atelier sans la clé », a-t-il regretté. « Sans soutien, ils retournent à la rue, à l'exploitation, parfois à la récidive », dit-il.
La réussite exige un élan collectif. Sarr a salué les équipes de terrain. Elles fabriquent cette chance « loin des caméras », a-t-il souligné. Il a appelé administrations, entreprises et bailleurs à ouvrir des quotas, des stages et des financements. « La réinsertion n'est pas une faveur, c'est un droit », a-t-il martelé. « Un jeune passé par la justice n'est ni une victime à vie, ni un délinquant à vie, c'est un talent qui n'a pas encore eu sa chance », a-t-il conclu.
A cette occasion, il a pointé le chaînon manquant dans la réinsertion des jeunes. «L'autonomie économique est la meilleure protection», a-t-il soutenu devant la Protection judiciaire, la GIZ et le privé. « Nous voulons corriger le chaînon manquant entre la formation et l'emploi », a-t-il déclaré. « Le Fonds créé en mars 2024 doit servir de tremplin vers le stage, l'emploi salarié ou le micro-crédit », dit-il.
Le public concerné est massif. Près de 17 000 mineurs sont confiés chaque année à la justice. L'Etat doit adapter sa réponse. « L'enfant doit rester un sujet de droits et jamais un objet de procédure », rappelle-t-il. « A chacun, jamais la seule sanction », plaide-t-il. « A la victime la réparation, à l'enfant en danger la protection, à celui en conflit avec la loi une seconde chance », a-t-il expliqué.
Le blocage se situe après le diplôme. En 2025, 412 jeunes ont obtenu un CAP ou une attestation. Le travail porte ses fruits. « Ils tiennent aujourd'hui un métier et une dignité retrouvée », a-t-il salué. Mais sans suite, tout s'effondre. « Nous les laissons au seuil de l'atelier sans la clé », a-t-il regretté. « Sans soutien, ils retournent à la rue, à l'exploitation, parfois à la récidive », dit-il.
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