De 3,5 à 4 milliards de dollars ont été saisis en moins de six mois dans la galaxie Béchir. Il s’agit d’argent, de biens immobiliers ou encore de parts dans des sociétés, a révélé Salah Manaa, porte-parole du Comité anticorruption.
Depuis l’arrestation de l’ancien président il y a 13 mois, les saisies sont régulières. Elles avaient commencé quelques jours après son interpellation. Près de 130 millions de dollars avaient ainsi été retrouvés dans sa propriété, cachés dans des sacs. Depuis, les biens de son parti, de médias, ou encore d’amis et proches ont été soit gelés soit remis au ministère des Finances.
Une économie en difficulté
Condamné à deux ans de détention en décembre, Omar el-Béchir est lui toujours à la prison de Kober, à Khartoum. Et d’autres procédures sont à attendre, a annoncé Mohamed al-Faki. Selon ce représentant du Comité, de nouvelles charges seront prochainement lancées concernant le blanchiment d’argent, la corruption ou encore l’enrichissement illégal. L’institution va également se pencher sur le cas des anciens fonctionnaires démis de leurs fonctions abusivement par l’ancien régime.
Cet argent de la dictature remis dans les caisses de l’État est bienvenu, tant l’économie du Soudan est en difficulté. Mais l’activiste Amjed Farid pense que le chiffre de 4 milliards est « exagérée, que la valeur des saisies a été gonflée et n’aura pas d’impact sur l’économie à court terme. »
Depuis l’arrestation de l’ancien président il y a 13 mois, les saisies sont régulières. Elles avaient commencé quelques jours après son interpellation. Près de 130 millions de dollars avaient ainsi été retrouvés dans sa propriété, cachés dans des sacs. Depuis, les biens de son parti, de médias, ou encore d’amis et proches ont été soit gelés soit remis au ministère des Finances.
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