La rencontre opposant le Zamalek, premier du championnat à Enpi, deuxième, était le premier match avec public depuis la catastrophe, il y a trois ans, du stade de Port-Saïd. Le 1er février 2012, 74 personnes avaient été tuées dans des accrochages entre supporters. Le ministère de l’Intérieur avait autorisé la vente de 10 000 billets pour le match de dimanche. A 17 heures, il y avait 7 000 spectateurs à l’intérieur du stade, mais près de 10 000 autres cherchaient à entrer. La police est intervenue pour les en empêcher et c’est là que le drame a commencé.
Les supporters sont morts dans la bousculade provoquée par des tirs de grenades lacrymogènes, d'après la police. D’autres témoins affirment que les « ultras » du Zamalek ont tiré des feux d’artifice sur la police avant que les choses ne se dégradent. Malgré le drame, le match Zamalek-Enpi, comptant pour la 20e journée du championnat, s’est joué et s’est terminé sur un nul 1-1. Un résultat qui n’a aucune importance puisque le gouvernement a suspendu le championnat.
Les éditorialistes demandent le départ du ministre de l'Intérieur
Au lendemain des faits, la colère est unanime dans le pays, reflétée par les manchettes des journaux. « Le ballon sanglant », titre le quotidien El Watan. D'autres quotidiens parlent en Une de « Catastrophe » ou de « Nouveau Février noir » en référence au drame de Port-Saïd. Cette colère est d’abord dirigée contre les forces de l'ordre, qui ont autorisé le match avec public et affirmé qu’elles étaient capables de maintenir l’ordre. La police est accusée d’usage disproportionné de la force lors de chaque manifestation.
Beaucoup d’éditorialistes influents, y compris ceux proches du régime, réclament le limogeage du ministre de l’Intérieur, le général Mohamed Ibrahim. Quelques voix s’élèvent aussi contre les associations de supporters « ultras » des grands clubs, devenus totalement incontrôlables. Et puis, il y a les tentatives de récupération politique. Ce lundi, des Frères musulmans s’en prennent à un « régime putschiste sanguinaire », tandis que les opposants à la confrérie accusent cette dernière d’avoir provoqué le drame.
-
Mogadiscio : la sécurité progresse de 86,06% dans la capitale somalienne depuis 2023
-
RDC: des dizaines de disparus dans le naufrage d’une embarcation sur le lac Kivu
-
Éthiopie: l’armée fédérale intensifie sa contre-offensive dans le nord, la télévision publique frappée par un drone
-
Afrique du Sud : au moins 27 morts et 26 autres blessés dans deux fusillades distinctes
-
RDC: les obsèques d’un opposant mort lors de la marche du C64 empêchées à Kinshasa




Mogadiscio : la sécurité progresse de 86,06% dans la capitale somalienne depuis 2023


