Un rapport inédit commandé par la British International Investment (BII) et Swedfund lève le voile sur les disparités d'investissement touchant les entreprises détenues et dirigées par des Noirs (BOLD) en Afrique subsaharienne.
Axée sur cinq marchés clés le Nigeria, l'Afrique du Sud, le Kenya, la Côte d'Ivoire et le Sénégal, l'étude démontre que si ces entrepreneurs constituent la quasi-totalité du tissu des petites entreprises, leur présence s'effondre à mesure qu'ils accèdent aux segments de moyenne et grande capitalisation.
À l'échelle des cinq nations sondées, le constat est saisissant : les sociétés BOLD subissent un déficit de financement quatre fois supérieur à celui de leurs homologues non-BOLD, accaparant 209 milliards de dollars sur un total de 261 milliards de manques à gagner.
Extrapolé à l'ensemble du continent, ce gouffre financier abyssal atteindrait la somme vertigineuse de 1 842 milliards de dollars, le Nigeria et l'Afrique du Sud enregistrant à eux seuls les volumes d'impayés de capitaux les plus massifs.
Derrière ces chiffres se cachent des barrières structurelles hétérogènes selon les régions.
En Afrique du Sud, l'héritage de l'apartheid pèse lourdement sur l'accumulation de richesses et les réseaux d'investissement, tandis qu'au Nigeria, les difficultés d'accès aux devises étrangères freinent l'essor des PME locales.
Au Kenya, l'écosystème se heurte à la jeunesse des structures BOLD et à un manque de capital-amorçage, et dans les pays francophones comme le Sénégal et la Côte d'Ivoire, c'est l' l'immaturité des marchés de capital-investissement couplée à un manque de visibilité internationale qui pénalise les entrepreneurs.
Pour briser ce plafond de verre, le rapport exhorte la communauté financière à repenser ses pratiques en adoptant des stratégies d'investissement délibérément inclusives.
Cela passe par une diversification des comités de décision souvent ancrés hors du continent, le développement d'instruments financiers adaptés au « milieu manquant » (notamment les tickets de 100 000 à 1 million de dollars) et un accompagnement technique renforcé, transformant ainsi ce déficit d'inclusion en un formidable levier de croissance pour l'Afrique.
Axée sur cinq marchés clés le Nigeria, l'Afrique du Sud, le Kenya, la Côte d'Ivoire et le Sénégal, l'étude démontre que si ces entrepreneurs constituent la quasi-totalité du tissu des petites entreprises, leur présence s'effondre à mesure qu'ils accèdent aux segments de moyenne et grande capitalisation.
À l'échelle des cinq nations sondées, le constat est saisissant : les sociétés BOLD subissent un déficit de financement quatre fois supérieur à celui de leurs homologues non-BOLD, accaparant 209 milliards de dollars sur un total de 261 milliards de manques à gagner.
Extrapolé à l'ensemble du continent, ce gouffre financier abyssal atteindrait la somme vertigineuse de 1 842 milliards de dollars, le Nigeria et l'Afrique du Sud enregistrant à eux seuls les volumes d'impayés de capitaux les plus massifs.
Derrière ces chiffres se cachent des barrières structurelles hétérogènes selon les régions.
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