Issu de l'Édition 2026 de l'Indice de souveraineté des protéines, un rapport dresse un constat alarmant pour l'Afrique de l'Ouest : avec un score PSI (Indice de Souveraineté des Protéines) de 44,2 sur 100, la région demeure fortement dépendante.
Cet indice évalue « la capacité d'une population à maintenir un accès abordable à suffisamment de protéines pour répondre à ses besoins nutritionnels, même en cas de perturbation de la production, du commerce et des intrants essentiels ».
Alors que l'approvisionnement dépend fortement d'un petit nombre d'exportateurs et de voies maritimes, les gouvernements considèrent désormais les protéines comme un enjeu de sécurité nationale. Selon l'étude, en fin 2025, plus de 41,7 millions de personnes s'y trouvaient en situation de famine critique, souffrant directement de la hausse des prix et des tensions sur les chaînes d'approvisionnement.
Sur le littoral, la dégradation des stocks marins menace directement la survie des populations.
En Sierra Leone et au Ghana, où le poisson représente jusqu'à 63 % des apports en protéines animales, la baisse drastique des captures inquiète les experts.
Face au pillage des ressources transformées en farine de poisson pour l'exportation, les scientifiques tirent la sonnette d'alarme. « Un groupe de travail de la FAO recommande de réduire de 60 % la mortalité par pêche de la sardinelle ronde », rappelle le document, tout en préconisant que « l'interdiction mauritanienne d'utiliser la sardinelle pour la production de farine de poisson soit étendue à toute la région ».
À l'intérieur des terres, les conflits armés et le climat entravent la production agricole locale.
Au Mali, la superficie rizicole s'est effondrée de 13 %, tandis que le Burkina Faso compte plus de 2,1 millions de personnes déplacées privées d'accès à leurs champs.
La rupture politique s'ajoute désormais aux contraintes économiques : « Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont officiellement quitté la CEDEAO le 29 janvier 2025 et ont instauré une taxe de 0,5 % sur les marchandises provenant des membres de la CEDEAO ». Cette fragmentation complique davantage le transit des denrées alimentaires depuis les ports côtiers vers l'arrière-pays, note l'étude.
La précarité financière des ménages demeure le principal obstacle à la souveraineté alimentaire de la région.
Il ressort qu’en 2024, plus de 60 % des habitants n'avaient pas les moyens de se nourrir correctement, un chiffre qui grimpe à 86,7 % au Niger. L'envolée des prix de détail rend la viande et le poisson hors de portée pour la majorité des travailleurs du secteur informel.
Par exemple « à Dakar, un kilogramme de viande de bœuf coûtait 4 714 francs CFA en juillet 2026, soit l’équivalent de 12,7 heures de travail au salaire minimum », illustrant l'urgence de protéger la production locale pour préserver les populations les plus vulnérables.
Cet indice évalue « la capacité d'une population à maintenir un accès abordable à suffisamment de protéines pour répondre à ses besoins nutritionnels, même en cas de perturbation de la production, du commerce et des intrants essentiels ».
Alors que l'approvisionnement dépend fortement d'un petit nombre d'exportateurs et de voies maritimes, les gouvernements considèrent désormais les protéines comme un enjeu de sécurité nationale. Selon l'étude, en fin 2025, plus de 41,7 millions de personnes s'y trouvaient en situation de famine critique, souffrant directement de la hausse des prix et des tensions sur les chaînes d'approvisionnement.
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En Sierra Leone et au Ghana, où le poisson représente jusqu'à 63 % des apports en protéines animales, la baisse drastique des captures inquiète les experts.
Face au pillage des ressources transformées en farine de poisson pour l'exportation, les scientifiques tirent la sonnette d'alarme. « Un groupe de travail de la FAO recommande de réduire de 60 % la mortalité par pêche de la sardinelle ronde », rappelle le document, tout en préconisant que « l'interdiction mauritanienne d'utiliser la sardinelle pour la production de farine de poisson soit étendue à toute la région ».
À l'intérieur des terres, les conflits armés et le climat entravent la production agricole locale.
Au Mali, la superficie rizicole s'est effondrée de 13 %, tandis que le Burkina Faso compte plus de 2,1 millions de personnes déplacées privées d'accès à leurs champs.
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