La situation est préoccupante dans la vallée de l’Anambé, au sud du Sénégal. Les fortes pluies enregistrées entre les 5 et 9 octobre derniers ont provoqué des inondations dans plusieurs zones du périmètre rizicole aménagé. Le bilan provisoire fait état de 294 hectares de riz en maturité impactés, tandis que 667 hectares supplémentaires sont menacés.
Face à cette situation, les producteurs, par la voix du vice-président de la Fédération des producteurs du bassin de l’Anambé (FEPROBA), tirent la sonnette d’alarme. Ils redoutent d’importantes pertes de récoltes, susceptibles de compromettre les résultats de la campagne agricole en cours.
Pour évaluer l’ampleur des dégâts et identifier les mesures urgentes à prendre, une délégation de la Société de développement agricole et industriel du Sénégal (SODAGRI), conduite par son directeur technique, Abdoulaye Daff, a effectué une tournée de terrain en collaboration avec la FEPROBA dans le périmètre aménagé du bassin de l’Anambé.
Les constats effectués sur place mettent en évidence des précipitations particulièrement importantes. Selon les données recueillies au niveau des différents postes pluviométriques, les quantités de pluie enregistrées varient entre 1 100 et 1 400 millimètres.
À ces fortes précipitations s’ajoute la vétusté des aménagements hydroagricoles. « Les drains sont remplis », a expliqué le technicien Abdoulaye Daff, soulignant que cette situation favorise la stagnation des eaux et provoque des inondations dans les parcelles rizicoles.
Devant l’ampleur des risques, l’urgence est désormais de sauver le riz arrivé à maturité avant que les eaux ne compromettent davantage les récoltes. Pour le directeur technique de la SODAGRI, le renforcement des capacités de récolte constitue une priorité, notamment à travers la mobilisation de moissonneuses-batteuses supplémentaires afin d’accélérer les opérations dans les parcelles menacées.
Au-delà des pertes immédiates, les conséquences pourraient se prolonger jusqu’à la prochaine campagne agricole. Abdoulaye Daff alerte en effet sur le risque d’indisponibilité de semences, si une partie importante de la production actuelle venait à être perdue.
Une telle situation constituerait un sérieux revers pour les producteurs du bassin de l’Anambé, dont les activités dépendent fortement de la riziculture.
Une réhabilitation totale des aménagements réclamée
Au-delà des mesures d’urgence, la SODAGRI estime nécessaire d’engager une réhabilitation totale du périmètre aménagé. L’objectif est de remettre en état les infrastructures hydroagricoles, notamment les ouvrages de drainage, afin de mieux évacuer les eaux pluviales et de prévenir la répétition de telles inondations.
Pour les producteurs, l’enjeu est double : limiter les pertes de la campagne en cours et préserver les capacités de production de la vallée de l’Anambé, considérée comme une importante zone de production rizicole.
L’intervention rapide des services techniques et la mobilisation de moyens de récolte supplémentaires apparaissent ainsi déterminantes pour sauver une partie de la production et éviter que les dégâts actuels ne compromettent la prochaine campagne agricole.
Ismaila Mansaly
Face à cette situation, les producteurs, par la voix du vice-président de la Fédération des producteurs du bassin de l’Anambé (FEPROBA), tirent la sonnette d’alarme. Ils redoutent d’importantes pertes de récoltes, susceptibles de compromettre les résultats de la campagne agricole en cours.
Pour évaluer l’ampleur des dégâts et identifier les mesures urgentes à prendre, une délégation de la Société de développement agricole et industriel du Sénégal (SODAGRI), conduite par son directeur technique, Abdoulaye Daff, a effectué une tournée de terrain en collaboration avec la FEPROBA dans le périmètre aménagé du bassin de l’Anambé.
Les constats effectués sur place mettent en évidence des précipitations particulièrement importantes. Selon les données recueillies au niveau des différents postes pluviométriques, les quantités de pluie enregistrées varient entre 1 100 et 1 400 millimètres.
À ces fortes précipitations s’ajoute la vétusté des aménagements hydroagricoles. « Les drains sont remplis », a expliqué le technicien Abdoulaye Daff, soulignant que cette situation favorise la stagnation des eaux et provoque des inondations dans les parcelles rizicoles.
Devant l’ampleur des risques, l’urgence est désormais de sauver le riz arrivé à maturité avant que les eaux ne compromettent davantage les récoltes. Pour le directeur technique de la SODAGRI, le renforcement des capacités de récolte constitue une priorité, notamment à travers la mobilisation de moissonneuses-batteuses supplémentaires afin d’accélérer les opérations dans les parcelles menacées.
Au-delà des pertes immédiates, les conséquences pourraient se prolonger jusqu’à la prochaine campagne agricole. Abdoulaye Daff alerte en effet sur le risque d’indisponibilité de semences, si une partie importante de la production actuelle venait à être perdue.
Une telle situation constituerait un sérieux revers pour les producteurs du bassin de l’Anambé, dont les activités dépendent fortement de la riziculture.
Une réhabilitation totale des aménagements réclamée
Au-delà des mesures d’urgence, la SODAGRI estime nécessaire d’engager une réhabilitation totale du périmètre aménagé. L’objectif est de remettre en état les infrastructures hydroagricoles, notamment les ouvrages de drainage, afin de mieux évacuer les eaux pluviales et de prévenir la répétition de telles inondations.
Pour les producteurs, l’enjeu est double : limiter les pertes de la campagne en cours et préserver les capacités de production de la vallée de l’Anambé, considérée comme une importante zone de production rizicole.
L’intervention rapide des services techniques et la mobilisation de moyens de récolte supplémentaires apparaissent ainsi déterminantes pour sauver une partie de la production et éviter que les dégâts actuels ne compromettent la prochaine campagne agricole.
Ismaila Mansaly
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