France : encore des plans sociaux en vue

Selon un récent sondage CSA, deux Français sur trois ne voient pas le redémarrage de l’économie que le gouvernement leur annonce et trois Français sur quatre ne croient pas à la baisse rapide du chômage. Et ce n’est pas la semaine sociale qui commence qui risque de les faire changer d’avis.



Des employés de La Redoute devant les locaux de l'entreprise de vente à distance, le 31 octobre 2013 à Lille, dans le nord de la France. AFP/PHILIPPE HUGUEN
Des employés de La Redoute devant les locaux de l'entreprise de vente à distance, le 31 octobre 2013 à Lille, dans le nord de la France. AFP/PHILIPPE HUGUEN

Dans les entreprises en difficulté, des plans d'économies et de suppressions de postes se multiplient. Dès lundi 4 novembre, les syndicats du fabricant d'électroménager FagorBrandt rencontrent Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, car ils craignent l'annonce prochaine d'un dépôt de bilan de la maison-mère espagnole qui mettrait en danger 1 800 emplois en France. Un comité central d’entreprise extraordinaire est prévu mercredi 6 novembre sur la filiale française de ce groupe espagnol en grandes difficulté.
 

Lundi également, les salariés du groupe de presse du sud-est de la France, Nice-Matin, entament une nouvelle séance de négociations avec leur direction sur un plan social grâce auquel le groupe souhaite économiser environ 14 millions d'euros de charges salariales.
 

Un comité central d'entreprise du fabricant de câbles Nexans se tient mercredi. Il devrait se prononcer un plan social de plus de 200 suppressions d'emplois. Jeudi, c'est au tour des élus du personnel du groupe financier Natixis d'examiner 700 réductions de postes. Le même jour, à Lille, dans le nord, les salariés de La Redoute, l'enseigne bien connue de vente à distance, sont appelés à une manifestation pour protester contre un probable plan social portant sur 700 emplois.
 

Et vendredi, pour clore une semaine sociale bien difficile, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll se rend en Bretagne afin de préparer un plan de redressement économique de la région, baptisé « plan d’avenir ». Une urgence alors que, dernière annonce en date, le volailler Tilly-Sabco devrait suspendre sa production en janvier prochain, menaçant ainsi un millier d'emplois de plus dans la région.
 

Enfin, le gouvernement devrait enregistrer une déconvenue au Sénat. Les débats sur le projet de loi de réforme des retraites pourraient bien s'achever en début de semaine sur un rejet global du texte. Le gouvernement ne dispose pas de la majorité à la Haute Assemblée.

Source : Rfi.fr
 


Dépéche

Lundi 4 Novembre 2013 - 11:07



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