Les Botswanais ont voté sur fond de crise économique et de chômage

Au Botswana, les bureaux de vote ont fermé. Le pays votait ce vendredi 24 octobre pour élire son Parlement, qui choisira ensuite le chef de l’Etat. Le président Ian Khama du Parti démocratique du Botswana est quasiment assuré d’entamer un second mandat. Mais le BDP, au pouvoir depuis l’indépendance il y a 48 ans, fait face pour la première fois à une vraie opposition à cause de la crise et la montée du chômage.



Opérations de vote à Gaborone, le 24 octobre 2014. AFP PHOTO/MONIRUL BHUIYAN
Opérations de vote à Gaborone, le 24 octobre 2014. AFP PHOTO/MONIRUL BHUIYAN

Le Botswana est perçu comme l'un des pays les plus stables et démocratiques du continent. Son économie a connu une forte croissance pendant des décennies, portée par l’industrie de diamant, dont le pays détient les réserves les plus importantes au monde. Mais depuis la crise de 2009, la demande pour les diamants s’est effondrée et le Botswana subit de plein fouet la récession. Le chômage est à 20% et touche principalement  les jeunes et la classe moyenne, qui demandent du changement. La semaine dernière, le président Khama a d’ailleurs reconnu que le gouvernement avait failli en matière d’emploi, n’ayant pas suffisamment diversifié son économie.

Des mesures impopulaires

Le chef de l’Etat est également accusé d’autoritarisme en raison des mesures impopulaires, telles que la création d’un centre d’intelligence et de sécurité qui est perçu comme un instrument pour réprimer l’opposition. La mort accidentelle d’un dirigeant charismatique de l’opposition en juillet dernier, a redoré cette réputation. Aux dernières élections, le Parti démocratique du Botswana avait obtenu 45 des 57 sièges au Parlement. Cette fois-ci, les analystes politiques prédisent une majorité plus réduite, mais le parti au pouvoir devrait tout de même remporter une quarantaine de sièges.


Rfi.fr

Samedi 25 Octobre 2014 - 01:45



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