Libération de Karim Wade : les grands perdants de cette grâce

Agneau du sacrifice ou juste des dégâts collatéraux ? L’affaire Karim Wade tel un engrenage avait emporté beaucoup de ces affidés en prison le 15 avril 2015 et lors du procès. Aujourd’hui avec la vague de libération et de grâce, deux principaux acteurs de cette affaire sont laissés en rade. Pour Pape Mamadou Pouye, l’épée de Damoclès pend encore au dessus de sa tête parce qu’il n’a bénéficié que d’une liberté conditionnelle. Alors que Moise Rampino, il croupit toujours en prison et risque de purger totalement sa peine.



Libération de Karim Wade : les grands perdants de cette grâce
La chute de Karim Wade a entrainé beaucoup de ses proches. Mais sa sortie du tunnel a laissé certains de amis et fervent partisans dans les ténèbres ou la pénombre.  Pape Mamadou Pouye ne dira pas le contraire. L’ami d’enfance de l’ancien ministre d’Etat, ministre des infrastructures, de la coopération internationale, des transports aériens et de l’Energie jouit d’une précaire liberté conditionnelle. Cet enfant camarade de classe de l’ancien chef de l’Etat est toujours dans une prison à ciel ouvert car il devra se présenter tous les lundis devant le juge sans compter son interdiction de sortie du territoire national. Si ces conditions ne sont pas remplies, Pape Mamadou Pouye peut à tout moment retourner en prison pendant ses ex-co-accusés ou codétenus sont définitivement épargnés de détention dans une prison dans le cadre de cette affaire.
 
 
Pape Mamadou Pouye est, pour autant plus chanceux que Moise Rampino. Ce Karimiste a été envoyé en prison pour trouble d’audience et outrage à magistrats purge toujours sa peine à la prison de Camp pénal. Ce jeune sénégalais avait fait trembler la salle 4 du Palais de Justice avec son incident d’audience le 2 août 2014. Ce qui lui avait 2 ans de prison. Il devrait sortir de prison dans trois mois.
 
Moïse Rampino s’était d’abord illustré par des contributions très incendiaires contre la Justice et le président de la République.
 

Jean Louis DJIBA

Vendredi 24 Juin 2016 - 08:28



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter