Lutter contre le chômage des jeunes, une priorité européenne sans cesse affirmée

Ce mardi 12 novembre 2013, la France accueille une grande conférence consacrée aux moyens de lutter contre le chômage des jeunes qui frappe plus de 5,5 millions d’Européens de moins 25 ans.



Une agence pour l'emploi à Athènes. En Grèce, le taux de chômage des jeunes est supérieur à 56%. REUTERS/John Kolesidis
Une agence pour l'emploi à Athènes. En Grèce, le taux de chômage des jeunes est supérieur à 56%. REUTERS/John Kolesidis

Vingt-quatre chefs d'Etat et de gouvernements, soit la grande majorité des dirigeants de l'Union, leurs ministres du Travail, ainsi que les représentants des institutions européennes, seront présents à Paris ce mardi 12 novembre pour une grande conférence consacrée aux moyens de lutter contre le chômage des jeunes. C'est un signe de l'importance accordée à cet épineux dossier, érigé en priorité par les Européens, qui veulent aller vite. Cette rencontre est en effet organisée quatre mois seulement après une première conférence consacrée à Berlin à la même problématique.
 

Il faut dire qu’il y a urgence, même si la situation diffère selon les pays. D’après les chiffres publiés par la Commission, en septembre 2013 plus de 5,5 millions de jeunes Européens étaient sans emploi, soit un taux record de 23,5%. Si l'Allemagne fait figure de meilleur élève, avec 7,7 % de jeunes au chômage, la France avoisine les 25%. Tandis que la Grèce et l'Espagne battent des records avec des taux supérieurs à 56%.
 

« Une entreprise de longue haleine »
 

La crise a certes aggravé la situation des jeunes, mais le chômage qui les frappe est aussi structurel. Dans de nombreux pays, la transition entre le système éducatif et la vie active est un échec. Pour Bernard Vivier, directeur de l’institut supérieur du travail à Paris, il est donc urgent de « développer l’apprentissage ». « En France, cette pratique est peu développée, souligne-t-il,alors que l’on considère pourtant que c’est une façon d’entrer dans le marché du travail beaucoup plus pratique que le passage brutal de l’enseignement théorique à l’entreprise ».
 

Pour Bernard Vivier, il faut également mener des actions pour encourager l’orientation et la transition afin d’aider les jeunes à trouver leur voie. Mais selon lui, il est aussi primordial de développer « l’esprit d’entreprise » et d’aider les jeunes à devenir des chefs d’entreprises. « Une entreprise de longue haleine » pour le chercheur qui reconnait que ces actions ne résoudront pas du jour au lendemain le problème du chômage des jeunes Européens.
 

Une garantie pour la jeunesse
 

Au cœur des actions que les Européens cherchent à mettre en place, il y a le principe d'une garantie d'activation pour la jeunesse. Il s'agit de faire en sorte qu'aucun jeune chômeur européen ne reste plus de quatre mois sans proposition d'emploi ou de formation. Un dispositif qui a été chiffré à 21 milliards d’euros par an par le Bureau international du travail (BIT). Pour Raymond Torres, directeur du département Recherche au BIT, « une partie de ces crédits existe d’ores et déjà et il suffirait de les redéployer dans chaque pays en les focalisant sur un seul dispositif ».

Source : Rfi.fr


Dépéche

Mardi 12 Novembre 2013 - 10:31



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