Mauritanie: un nouveau dialogue national s'est ouvert

Après environ deux ans de négociations entre pouvoir et opposition, un nouveau dialogue national s'est ouvert jeudi 29 septembre en Mauritanie. Environ 450 personnes y participent durant une dizaine de jours. Cette initiative est le point de départ qui doit mener vers une réforme constitutionnelle. Les réformes pressenties concernent notamment la suppression du Sénat, remplacé par des conseils régionaux élus, et la création d'un poste de vice-président. Mais une partie importante de l'opposition ne participe pas aux débats car elle accuse le président Mohamed Ould Abdel Aziz de vouloir modifier le texte fondamental pour se présenter à un troisième mandat.



Quelque 450 participants mais des absents de marque : malgré deux ans de négociation, le FNDU et le RFD d'Ahmed Ould Daddah boycottent le dialogue. « Nous n'avons pas de regret. Le pouvoir a un agenda caché », explique Kadiata Malick Diallo, vice-présidente de l'UFP, membre de la coalition FNDU.
 
En ouverture du dialogue, le président Ould Abdel Aziz a de nouveau demandé à ses adversaires de participer. « Ses appels ne sont pas sincères et les conclusions de ces réunions ne nous engageront pas », réagit Kadiata Malick Diallo, qui se demande si on peut encore parler de dialogue, vu les absences enregistrées.
 
Quatre commissions ont été créées. Elles planchent sur le contenu des débats, avant le début des travaux lundi 3 octobre. Les deux derniers jours, les rapporteurs feront la synthèse des interventions.
 
Bamba Ould Daramane, lui, ne regrette pas ce coup d'envoi malgré le boycott. « On ne peut pas prendre en otage le peuple. Le résultat et la légitimité du dialogue ne se mesurent pas au nombre de participants », estime ce membre du bureau exécutif de l'UPR, le parti présidentiel. De toute façon, selon lui, le chef de l'Etat a été très clair, il ne se représentera pas.
 
Des partis de l'opposition dite modérée participent comme El Wiam. Pour son président Boydiel Ould Houmeid, « les absents ont toujours tort. Seul le dialogue peut régler les problèmes, pas la confrontation », dit-il avant de rappeler que les réformes constitutionnelles adoptées au dialogue, seront soumises au référendum.


Source: Rfi.fr


Samedi 1 Octobre 2016 - 08:21



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