Niger: le bilan de la bousculade de La Mecque s’alourdit

Les autorités du Niger ont revu à la hausse lundi 5 octobre le bilan de la bousculade meurtrière du 24 septembre dernier à Mina en Arabie saoudite. Il s'élève désormais à 32 pèlerins morts, dont deux qui n'ont pas pu être identifiés. Quant aux disparus, 15 ont été retrouvés, mais 83 Nigériens sont toujours introuvables. Ce bilan concerne uniquement les Nigériens dont le pèlerinage a été organisé par une agence de voyages, soit un peu plus de 4 500 personnes, mais ne tient pas compte de ceux qui auraient choisi de voyager par leurs propres moyens, ni des Nigériens résidents en Arabie saoudite. Une vingtaine de personnes ont également été blessées dans la catastrophe. Les autorités nigériennes poursuivent les recherches.



C’est un travail « long et fastidieux » reconnaissent les autorités nigériennes. Mais à ceux qui s’inquiètent d’être toujours sans nouvelles de leurs proches, treize jours après le drame, Niamey rappelle qu'une cellule de crise a été mise en place et promet qu'elle ne ménage aucun effort pour retrouver victimes et survivants en travaillant en étroite collaboration avec les agences de voyages spécialisées.

Rekiatou Christelle Kaffa, ministre déléguée aux affaires étrangères du Niger : « Les agences de voyages elles, elles savent exactement combien de pèlerins elles ont amenés à La Mecque. Et ils savent exactement sur quel site ils doivent faire leurs rites. Donc ils ont fait le point des personnes qui sont présentes et ils en ont déduit les personnes disparues. A partir du nombre de personnes disparues, ils visitent les hôpitaux, ils visitent les morgues pour voir s’ils peuvent retrouver des blessés et ça a été le cas et des personnes décédées. Ça a malheureusement été aussi le cas. »

L'identification des victimes de plus en plus compliquée

A mesure que le temps passe, les corps se dégradent et l'identification des victimes se complique, mais Niamey dit garder encore espoir de retrouver des survivants.

 
 

« C’est vraiment un travail de longue haleine et très difficile. D’abord l’accès aux hôpitaux qui au début était très difficile pour notre équipe à La Mecque. Une fois qu’ils ont accès aux hôpitaux, il faut qu’ils identifient les morts, hors si vous avez vu les images qu’on voit un peu partout certaines personnes ne sont pas identifiables parce qu’elles ont été malheureusement très blessées, détaille la ministre. Pour le moment on ne parle pas de faire des tests ADN pour retrouver telle ou telle personne. Donc c’est à partir des photos qu’on essaie d’identifier les pèlerins. Lorsqu’ils font le pèlerinage, ils ont tous normalement un bracelet et ils ont une tenue à partir de laquelle ils peuvent être identifiés. Là aussi, on a pu retrouver des personnes grâce à leurs tenues. »

Quant au rapatriement des pèlerins, il doit débuter ce jeudi et durer une quinzaine de jours. Un délai habituel assurent les autorités, mais dans ce climat de deuil et d'inquiétude, beaucoup trouvent le temps bien long.
Soucre:Rfi


Dior Niang "Stagiaire"

Mardi 6 Octobre 2015 - 14:15



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