Sénégal: Paris "solidaire" des manifestants blessés

La dispersion des manifestations contre la candidature d'Abdoulaye Wade a déjà fait six morts et de nombreux blessés, dont l'opposant Youssou Ndour. La France "exprime ses condoléances aux familles des victimes".



"Youssou Ndour a été blessé à la jambe gauche, il a été examiné par un médecin, mais il ne souhaite pas en faire une affaire d'Etat et nous ne commenterons pas plus cette information", a déclaré un de ses conseillers.
"Youssou Ndour a été blessé à la jambe gauche, il a été examiné par un médecin, mais il ne souhaite pas en faire une affaire d'Etat et nous ne commenterons pas plus cette information", a déclaré un de ses conseillers.
a France "exprime ses condoléances aux familles des victimes" récentes au Sénégal "ainsi que sa solidarité et ses voeux de rétablissement" à Youssou Ndour et à tous les blessés de ces derniers jours, a déclaré mercredi le ministère des Affaires étrangères. La France "regrette vivement que l'action des forces de l'ordre ait fait des morts et de nombreux blessés parmi les manifestants", a ajouté dans une déclaration le porte-parole adjoint du ministère, Romain Nadal.

Ce mardi, le chanteur et opposant sénégalais Youssou Ndour a lui-même été blessé lors de la dispersion de manifestants à Dakar. "Youssou Ndour a été blessé à la jambe gauche, il a été examiné par un médecin, mais il ne souhaite pas en faire une affaire d'Etat et nous ne commenterons pas plus cette information", a déclaré Charles Faye, conseiller en communication de son mouvement citoyen "Fekké ma ci boolé" (Concernés). Le chanteur avait vu sa candidature à la présidentielle rejetée par le Conseil constitutionnel.

"Violence d'Etat"

Chaque jour, les opposants rassemblés au sein de Mouvement du 23 juin appellent à manifester contre la nouvelle candidature du président Abdoulaye Wade, 85 ans dont douze au pouvoir, à la présidentielle de dimanche. Chaque jour, les manifestations sont interdites et des heurts opposent les jeunes aux forces de l'ordre. Au moins six personnes sont mortes et des dizaines ont ainsi été blessées ou arrêtées depuis fin janvier dans tout le Sénégal.

Parmi les personnes arrêtées depuis fin janvier, figurent des membres du collectif citoyen de jeunes Y'en a marre, dont sept doivent comparaître ce mercredi pour avoir voulu organiser le 16 février un sit-in permanent jusqu'au retrait de la candidature du chef de l'Etat, sur la Place de l'Obélisque à Dakar, interdit par les autorités.

Depuis l'ouverture, le 5 février, "de la campagne électorale, la violence s'est considérablement accentuée et depuis le 17 février, les manifestations pacifiques sont réprimées de façon implacable par les forces de sécurité avec un bilan macabre de plusieurs morts, blessés et arrestations", affirme la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (Raddho) dans un communiqué. Cette ONG sénégalaise a appelé à "agir immédiatement pour mettre un terme à la violence d'Etat".

Express.fr

Mercredi 22 Février 2012 - 15:12



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