Dans le cadre des festivités du Grand Magal de Touba, le dimanche 02 août, la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP) a annoncé avoir enregistré au moins 25 morts et 652 victimes recensées directement dans des accidents de la route. Face à cette situation, Ibrahima Ndongo, expert-formateur en transport et sécurité routière, a soutenu ce jeudi 06 août que la situation globale de la sécurité routière au Sénégal est «un échec», précisant que le permis à point de réglera aucun problème, au cours d’une interview exclusive à PressAfrik.
«Je vous le dis: le permis à point ne réglera rien du tout. Rien du tout, parce que même en Europe certains pays réfléchissent à sa suppression. D'abord, le permis à point n'est pas une disposition de la convention de Vienne, ni des Nations Unies. Même au niveau européen, chaque État a son propre système de permis à point», a expliqué l’expert, laissant sous-entendre qu’aucune méthode unanime n’a été trouvée pour son application. Il a également soutenu qu’il «s’agit d’un business» pour renflouer les caisses de l’Etat.
Ibrahima Ndongo a aussi estimé que «le Sénégal n'a même pas encore la logistique qu'il faut» pour mettre en place le système du permis à points. Pour défendre son argumentaire, il a expliqué qu’en cas de déménagement «sans objectif» de l’auteur d’une infraction, «ni l'autorité administrative, ni préfectorale, ni municipale» ne pourra trouver facilement son nouveau domicile pour lui signifier son infraction. Même s’il est possible de notifier des infractions par voies électroniques, l’expert pense que l’Etat sénégalais n’a pas encore les moyens techniques «pour identifier clairement» les personnes fautives au volant de véhicules.
L’expert a enfin rappelé que l’Etat est en grande partie responsable des accidents de la circulation, car il dispose de «la force légale» pour «encadrer et sanctionner», surtout qu’il a les moyens de «déterminer une politique de sécurité routière».
Pour rappel, le gouvernement du Sénégal prévoit l'instauration effective du permis à points et la vidéoverbalisation d'ici la fin de l'année 2026, même si à ce stade un calendrier clair n’a pas été déterminé.
«Je vous le dis: le permis à point ne réglera rien du tout. Rien du tout, parce que même en Europe certains pays réfléchissent à sa suppression. D'abord, le permis à point n'est pas une disposition de la convention de Vienne, ni des Nations Unies. Même au niveau européen, chaque État a son propre système de permis à point», a expliqué l’expert, laissant sous-entendre qu’aucune méthode unanime n’a été trouvée pour son application. Il a également soutenu qu’il «s’agit d’un business» pour renflouer les caisses de l’Etat.
Ibrahima Ndongo a aussi estimé que «le Sénégal n'a même pas encore la logistique qu'il faut» pour mettre en place le système du permis à points. Pour défendre son argumentaire, il a expliqué qu’en cas de déménagement «sans objectif» de l’auteur d’une infraction, «ni l'autorité administrative, ni préfectorale, ni municipale» ne pourra trouver facilement son nouveau domicile pour lui signifier son infraction. Même s’il est possible de notifier des infractions par voies électroniques, l’expert pense que l’Etat sénégalais n’a pas encore les moyens techniques «pour identifier clairement» les personnes fautives au volant de véhicules.
L’expert a enfin rappelé que l’Etat est en grande partie responsable des accidents de la circulation, car il dispose de «la force légale» pour «encadrer et sanctionner», surtout qu’il a les moyens de «déterminer une politique de sécurité routière».
Pour rappel, le gouvernement du Sénégal prévoit l'instauration effective du permis à points et la vidéoverbalisation d'ici la fin de l'année 2026, même si à ce stade un calendrier clair n’a pas été déterminé.
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