Officiellement, le but de la loi sur le sida, c'est d’enrayer la propagation de la maladie. Souvent cité en exemple, l'Ouganda a élaboré un programme de lutte efficace contre le VIH, en encourageant l'utilisation du préservatif notamment. Mais après quelques années d'accalmie, depuis 2011, l’épidémie connaît un regain. Pour Vinaud Nantulya, le président de la Commission sida, « la loi pourrait remettre en cause les efforts du pays pour contenir la maladie. » Selon lui, elle risque de dissuader les gens d'aller passer des tests volontairement.
Si le texte est promulgué, les porteurs du virus risqueront jusqu'à dix ans de prison et presque 1 400 euros d'amendes en cas de transmission intentionnelle du sida. Les femmes enceintes, leurs partenaires, les victimes de violences sexuelles ou encore les personnes arrêtées pour prostitution ou infractions à caractère sexuel devront tous subir obligatoirement des tests de dépistage.
L'ONG Human Right Watch (HRW) estime que ces dispositions sont contraires aux traités internationaux des droits de l'homme signés par l'Ouganda.
Source : Rfi.fr
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