Sous les tentes de cérémonie, Kazungu Kabahizi célèbre la fin de sa réinsertion. Après avoir quitté le Rwanda en 1994 et combattu auprès de groupes armés comme les FDLR, le sergent affirme avoir décidé de fuir l’année dernière, après de violents combats contre le M23.
« C’est à ce moment que j’ai réalisé la gravité de la situation : beaucoup de mes compagnons étaient morts, d’autres gravement blessés et évacués vers Béni pour être soignés. J’ai commencé à réfléchir à revenir, mais toute tentative de fuite était très risquée, car si on découvrait notre plan, on pouvait être tué », raconte-t-il.
Pendant plusieurs mois, dans le centre de Mutobo, les démobilisés participent à des cours d’éducation civique et de réinsertion. Après plusieurs décennies en RDC, Kazungu Kabahizi a retrouvé ses proches restés au Rwanda. « Nous communiquions par téléphone même quand j’étais encore là-bas (en RDC), ils m’envoyaient des messages. La seule difficulté était de trouver comment rentrer au Rwanda », dit-il.
« On doit leur donner le bénéfice du doute »
Au total, la commission rwandaise de démobilisation et de réinsertion (RDRC), affirme avoir accompagné plus de 12 000 personnes depuis 2001. La neutralisation des FDLR, groupe armé à l’origine composé d’anciens génocidaires rwandais, basés depuis 30 ans à l’est de la RDC est l’une des questions de sécurité portée par Kigali dans les accords de Washington.
Un travail de fond, également avec les populations d’accueil, affirme la présidente, Valérie Nyirahabineza. « Il faut absolument qu’on prépare, non seulement les familles, mais aussi les communautés en général à les accepter. À ne pas les voir comme étant des combattants. Lorsqu’ils ont accepté de déposer les armes, on doit leur donner le bénéfice du doute », estime-t-elle.
A la fin de leur réinsertion, les anciens combattants rejoignent leurs villages familiaux pour plus de la moitié du groupe réinséré cette semaine, dans le district de Rubavu frontalier de Goma.
« C’est à ce moment que j’ai réalisé la gravité de la situation : beaucoup de mes compagnons étaient morts, d’autres gravement blessés et évacués vers Béni pour être soignés. J’ai commencé à réfléchir à revenir, mais toute tentative de fuite était très risquée, car si on découvrait notre plan, on pouvait être tué », raconte-t-il.
Pendant plusieurs mois, dans le centre de Mutobo, les démobilisés participent à des cours d’éducation civique et de réinsertion. Après plusieurs décennies en RDC, Kazungu Kabahizi a retrouvé ses proches restés au Rwanda. « Nous communiquions par téléphone même quand j’étais encore là-bas (en RDC), ils m’envoyaient des messages. La seule difficulté était de trouver comment rentrer au Rwanda », dit-il.
« On doit leur donner le bénéfice du doute »
Au total, la commission rwandaise de démobilisation et de réinsertion (RDRC), affirme avoir accompagné plus de 12 000 personnes depuis 2001. La neutralisation des FDLR, groupe armé à l’origine composé d’anciens génocidaires rwandais, basés depuis 30 ans à l’est de la RDC est l’une des questions de sécurité portée par Kigali dans les accords de Washington.
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