À Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE,
Président de la République du Sénégal
Monsieur le Président de la République,
Notre pays traverse aujourd'hui une zone de turbulences qui suscite une légitime inquiétude chez nos concitoyens. Les récentes convocations parlementaires et l'atmosphère politique actuelle, que certains observateurs qualifient d'« équilibre de la terreur au sommet de la République », menacent de plonger le Sénégal dans un blocage institutionnel aux conséquences économiques et sociales désastreuses. L'offensive politique en cours au sein de l'hémicycle nous rappelle une vérité fondamentale : les institutions de la République ne doivent jamais servir d’armes de destruction massive ou d’entraves à l’action publique. Elles sont le patrimoine commun de la Nation.
Cette majorité parlementaire actuelle, issue des élections législatives du 17 novembre 2024, avait été sollicitée et acquise sous une promesse claire : permettre au Président de la République, triomphalement élu en mars 2024, de disposer d’une majorité confortable pour gouverner. Or, l'usage qui est fait aujourd'hui de cette prérogative parlementaire dénature ce mandat populaire.
Je n'ai de cesse de le rappeler, et je m'étais fermement opposé à l’octroi d'une majorité mécanique à une quelconque liste lors de ces joutes électorales. Ma conviction demeure inébranlable : on ne donne la majorité à personne, la totalité doit appartenir au peuple souverain. Tout député, une fois l'écharpe ceinte, est censé représenter la Nation tout entière, et non les humeurs ou les agendas d'un clan.
Face à ce spectre de la paralysie, l'heure n'est plus à la confrontation stérile, mais à la responsabilité historique. Il vous appartient, Monsieur le Président, en tant que clé de voûte des institutions, de rassurer la Nation et de tracer une perspective claire de sortie de crise.
Pour ce faire, la sagesse républicaine commande de s’inscrire, avec courage et lucidité, dans la perspective d’une dissolution de l’Assemblée nationale dès le mois de décembre 2026. Cette échéance institutionnelle permettra à l’ensemble des camps politiques de retourner devant l'arbitre suprême, le peuple souverain, pour participer de manière claire à la quête d’une nouvelle légitimité. C’est à cette seule condition, et une fois cette légitimité renouvelée, que les parlementaires pourront exercer la plénitude de leur mission, exclusivement orientée vers la défense des intérêts du peuple.
Dans l'attente de cette respiration démocratique indispensable, le pays a besoin d'apaisement. Je vous invite respectueusement à instruire votre Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique d’ouvrir, sans délai, de larges concertations avec l'ensemble des acteurs politiques et les forces vives de la société civile. L'objectif doit être unique : pacifier l'espace public et garantir la stabilité de l'État.
Monsieur le Président, les Sénégalais ne se nourrissent pas de querelles de positionnement ni de batailles de procédures. Une telle perspective de pacification et de clarification électorale nous permettrait enfin de nous concentrer sur la seule boussole qui vaille : les préoccupations essentielles de nos concitoyens.
Ces urgences ont des noms simples mais vitaux. Il s'agit de trouver un emploi décent pour se nourrir, de pouvoir se vêtir, se loger dignement, se soigner, et de s’instruire davantage. Tout cela doit pouvoir s'accomplir dans un environnement garantissant une sécurité totale : physique, sociale, spirituelle et environnementale.
L'Histoire jugera notre capacité collective à nous élever au-dessus des contingences pour préserver l'essentiel. Je reste convaincu que, fort de votre attachement à l'État de droit, vous saurez entendre cet appel à la raison et à l'espérance, pour le triomphe exclusif du Sénégal.
Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de ma très haute considération.
Talla SYLLA
Président de Jëf Jël
Fait à Thiès, le 07 août 2026
Président de la République du Sénégal
Monsieur le Président de la République,
Notre pays traverse aujourd'hui une zone de turbulences qui suscite une légitime inquiétude chez nos concitoyens. Les récentes convocations parlementaires et l'atmosphère politique actuelle, que certains observateurs qualifient d'« équilibre de la terreur au sommet de la République », menacent de plonger le Sénégal dans un blocage institutionnel aux conséquences économiques et sociales désastreuses. L'offensive politique en cours au sein de l'hémicycle nous rappelle une vérité fondamentale : les institutions de la République ne doivent jamais servir d’armes de destruction massive ou d’entraves à l’action publique. Elles sont le patrimoine commun de la Nation.
Cette majorité parlementaire actuelle, issue des élections législatives du 17 novembre 2024, avait été sollicitée et acquise sous une promesse claire : permettre au Président de la République, triomphalement élu en mars 2024, de disposer d’une majorité confortable pour gouverner. Or, l'usage qui est fait aujourd'hui de cette prérogative parlementaire dénature ce mandat populaire.
Je n'ai de cesse de le rappeler, et je m'étais fermement opposé à l’octroi d'une majorité mécanique à une quelconque liste lors de ces joutes électorales. Ma conviction demeure inébranlable : on ne donne la majorité à personne, la totalité doit appartenir au peuple souverain. Tout député, une fois l'écharpe ceinte, est censé représenter la Nation tout entière, et non les humeurs ou les agendas d'un clan.
Face à ce spectre de la paralysie, l'heure n'est plus à la confrontation stérile, mais à la responsabilité historique. Il vous appartient, Monsieur le Président, en tant que clé de voûte des institutions, de rassurer la Nation et de tracer une perspective claire de sortie de crise.
Pour ce faire, la sagesse républicaine commande de s’inscrire, avec courage et lucidité, dans la perspective d’une dissolution de l’Assemblée nationale dès le mois de décembre 2026. Cette échéance institutionnelle permettra à l’ensemble des camps politiques de retourner devant l'arbitre suprême, le peuple souverain, pour participer de manière claire à la quête d’une nouvelle légitimité. C’est à cette seule condition, et une fois cette légitimité renouvelée, que les parlementaires pourront exercer la plénitude de leur mission, exclusivement orientée vers la défense des intérêts du peuple.
Dans l'attente de cette respiration démocratique indispensable, le pays a besoin d'apaisement. Je vous invite respectueusement à instruire votre Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique d’ouvrir, sans délai, de larges concertations avec l'ensemble des acteurs politiques et les forces vives de la société civile. L'objectif doit être unique : pacifier l'espace public et garantir la stabilité de l'État.
Monsieur le Président, les Sénégalais ne se nourrissent pas de querelles de positionnement ni de batailles de procédures. Une telle perspective de pacification et de clarification électorale nous permettrait enfin de nous concentrer sur la seule boussole qui vaille : les préoccupations essentielles de nos concitoyens.
Ces urgences ont des noms simples mais vitaux. Il s'agit de trouver un emploi décent pour se nourrir, de pouvoir se vêtir, se loger dignement, se soigner, et de s’instruire davantage. Tout cela doit pouvoir s'accomplir dans un environnement garantissant une sécurité totale : physique, sociale, spirituelle et environnementale.
L'Histoire jugera notre capacité collective à nous élever au-dessus des contingences pour préserver l'essentiel. Je reste convaincu que, fort de votre attachement à l'État de droit, vous saurez entendre cet appel à la raison et à l'espérance, pour le triomphe exclusif du Sénégal.
Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de ma très haute considération.
Talla SYLLA
Président de Jëf Jël
Fait à Thiès, le 07 août 2026
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