Amnesty International restera-t-elle au Nigeria ? L’ONG publie régulièrement des rapports sur les violences dont est victime la population et à de nombreuses reprises, l’armée nigériane est pointée du doigt, accusée d'exactions. Cette fois, c’est un rapport rendu public lundi qui dénonce l’incapacité du gouvernement et de l’armée à protéger la population.
Le rapport de trop pour le brigadier général John Agim, directeur de l’information militaire. « Cette année, nous avons eu droit à presque un rapport par mois ! Suivant le principe que plus vous répéter un mensonge, plus il devient une vérité, accuse-t-il. Nous avons là une ONG internationale qui nous décrit comme des gens non civilisés qui ne savent pas prendre soin de leur propre population. Amnesty International n’apporte rien à notre pays, ils n’ont rien à faire ici. »
Osai Ojigho, présidente d’Amnesty International au Nigeria dément vouloir stigmatiser les militaires. « Ces attaques sont utilisées comme une tactique pour inciter les gens à détourner le regard des vrais problèmes que nous exposons, réagit-elle. Je ne pense pas que l’armée ait le pouvoir de fermer les bureaux d’une organisation. Si Amnesty International devait fermer ses portes, cela enverrait un message très négatif à la communauté internationale. »
Le bureau du président Muhammadu Buhari, en lice pour sa réélection, a mis en garde l’ONG, qu’il accuse aussi de saper le moral des troupes, sans pour autant donner d'indications sur une éventuelle fermeture.
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