Une année plus tard, à Yumbi, plusieurs tombes communes n’ont pas été touchées. À la demande du gouvernement congolais, le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a autorisé depuis septembre le déploiement d’une équipe de médecins légistes pour faire avancer les enquêtes. Du côté de la justice militaire, une quarantaine de personnes ont été arrêtées et acheminées à Kinshasa, mais le procès n’a pas encore commencé.
« Les enquêtes évoluent bien, promet André Lite Asebea, ministre des Droits humains. Simplement, nous ne pourrions pas vous dire en termes détaillés où nous en sommes. Car [ces enquêtes] sont le fait de la justice militaire, elles sont donc tenues secrètes. »
Un conflit intercommunautaire
En mars 2019, soit près de quatre mois après les faits, le gouvernement s’était exprimé par le biais de Marie-Ange Mushobekwa, à l’époque ministre des Droits humains. Elle soutenait que ce qui s’était passé à Yumbi était « un conflit intercommunautaire, lié essentiellement à la terre, mais instrumentalisé par certains acteurs politico-administratifs locaux ».
L’actuel ministre des Droits humains dit attendre que la justice se prononce sur ce sujet, mais il apporte sa nuance. « Dire qu’autant au niveau provincial que national, il y aurait implication des autorités… D’abord c’était un fait imprévisible, [...] C’est comme ce que nous avons connu dans le Kasaï, tout part des conflits entre Batende et Banunu. »
André Lite Asebea annonce qu’il se rendra très bientôt à Yumbi pour une mission d’évaluation. Le ministre dit également compter sur un futur fonds d’indemnisation des victimes des droits de l’homme pour venir en aide aux nombreux déplacés.
« Les enquêtes évoluent bien, promet André Lite Asebea, ministre des Droits humains. Simplement, nous ne pourrions pas vous dire en termes détaillés où nous en sommes. Car [ces enquêtes] sont le fait de la justice militaire, elles sont donc tenues secrètes. »
Un conflit intercommunautaire
En mars 2019, soit près de quatre mois après les faits, le gouvernement s’était exprimé par le biais de Marie-Ange Mushobekwa, à l’époque ministre des Droits humains. Elle soutenait que ce qui s’était passé à Yumbi était « un conflit intercommunautaire, lié essentiellement à la terre, mais instrumentalisé par certains acteurs politico-administratifs locaux ».
L’actuel ministre des Droits humains dit attendre que la justice se prononce sur ce sujet, mais il apporte sa nuance. « Dire qu’autant au niveau provincial que national, il y aurait implication des autorités… D’abord c’était un fait imprévisible, [...] C’est comme ce que nous avons connu dans le Kasaï, tout part des conflits entre Batende et Banunu. »
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