Sur la plaque, il n'y a qu'un seul nom, Aminadabu Birara, chef de la résistance tutsi sur les collines de Bisesero. Mais pour son fils, Marcel Harérimana, venu exprès du Rwanda, cette place a une portée bien plus grande :
« Cette place rend hommage à mon père, mais aussi à tous les résistants de Bisesero et même à tous les Rwandais. Elle va contribuer à lutter contre le négationnisme et le révisionnisme. J'espère qu'il n'y aura plus jamais de génocide, ni au Rwanda, ni ailleurs. »
Cette place vient aussi rappeler que le génocide des Tutsis au Rwanda fait partie de l'histoire française, selon Étienne Nsanzimana, président de l'association Ibuka France. « C'est un témoignage à ciel ouvert. Dans l'espace public, ça interroge et ça sera sur la carte de France », explique le président Ibuka-France.
Mais le devoir de mémoire doit s'accompagner d'un devoir de justice, estime Eric Nzabihimana, compagnon d'armes d'Aminadabu Birara. « En France, il y a beaucoup de présumés génocidaires. Il faudrait qu'ils soient jugés. Il faut aussi que les responsables français soient jugés parce qu'ils ont eu une part de responsabilité, souhaite Eric Nzabihimana. Ils ont dit qu'il y a eu des erreurs commises. Quand on a commis une erreur, il faut en subir les conséquences. »
En avril 2021, le parquet de Paris a requis un non-lieu général dans l’enquête sur l’inaction reprochée à l’armée française à Bisesero. La décision finale revient désormais aux juges d’instruction.
« Cette place rend hommage à mon père, mais aussi à tous les résistants de Bisesero et même à tous les Rwandais. Elle va contribuer à lutter contre le négationnisme et le révisionnisme. J'espère qu'il n'y aura plus jamais de génocide, ni au Rwanda, ni ailleurs. »
Cette place vient aussi rappeler que le génocide des Tutsis au Rwanda fait partie de l'histoire française, selon Étienne Nsanzimana, président de l'association Ibuka France. « C'est un témoignage à ciel ouvert. Dans l'espace public, ça interroge et ça sera sur la carte de France », explique le président Ibuka-France.
Mais le devoir de mémoire doit s'accompagner d'un devoir de justice, estime Eric Nzabihimana, compagnon d'armes d'Aminadabu Birara. « En France, il y a beaucoup de présumés génocidaires. Il faudrait qu'ils soient jugés. Il faut aussi que les responsables français soient jugés parce qu'ils ont eu une part de responsabilité, souhaite Eric Nzabihimana. Ils ont dit qu'il y a eu des erreurs commises. Quand on a commis une erreur, il faut en subir les conséquences. »
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