L’imam de Ben Guerdane, dans le sud-est du pays, a refusé de prononcer la prière durant les obsèques d’un des quatre soldats tués mercredi. Ils avaient été victimes d’une mine dans la région du Kef, dans l’ouest, en pleine traque d’un groupe armé jihadiste.
Moncef Gharsallah, c’est son nom, aurait même traité le défunt de « taghout », c'est-à-dire de « tiran », un qualificatif récurrent chez la mouvance salafiste pour désigner les forces de l’ordre associées ainsi à la répression. C’est la police qui a finalement évacué le responsable religieux de la Grande mosquée, car ses propos ont provoqué l’ire de nombreux fidèles, selon l’AFP. Interrogé, l’imam a clamé son innocence, précise le parquet, mais il reste poursuivi pour diffamation publique et devrait passer devant un juge ce lundi.
Dans un communiqué, le ministère des Affaires religieuses appelle les imams à tenir un discours modéré et à faire preuve de responsabilité et de patriotisme. Un appel qui s’inscrit dans la stratégie du gouvernement de Mehdi Jomaa, qui s’est lancé dans une reconquête des mosquées hors de contrôle depuis la révolution. Il en resterait aujourd’hui une centaine sur les 5 000 que compte le pays.
Source : Rfi.fr
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