Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans la quête de systèmes agroalimentaires plus résilients. À l’occasion d’un atelier de présentation et de lancement officiel de plateformes dédiées à cette ambition, experts, chercheurs et partenaires au développement ont insisté sur la nécessité d’une approche intégrée, combinant technologies, savoirs et collaborations multisectorielles.
Prenant la parole lors de cette rencontre, Dr Wanjiru Kamau-Rutenberg, directrice générale pour l'Afrique de l’Alliance de Bioversity International et du CIAT, a souligné l’importance d’une synergie entre les différentes innovations. « Il ne s’agit pas de sélectionner une technologie. Il faut combiner les technologies », a-t-elle affirmé. Selon elle, l’exploitation des informations climatiques, sans leur association avec des conseils agricoles ou l’utilisation d’intrants comme les engrais, reste insuffisante pour produire un impact significatif.
Dans cette dynamique, l’organisation a mobilisé un large éventail de partenaires issus de divers secteurs afin de créer des synergies capables de stimuler la production agricole. Toutefois, Dr Kamau-Rutenberg reconnaît que le principal défi demeure la coordination entre les acteurs. « La technologie existe, mais il faut que les gens travaillent ensemble », a-t-elle insisté, mettant en avant le rôle clé du secteur privé dans la mise à l’échelle des innovations.
De son côté, le Directeur général de l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA), Dr Moustapha Guèye, est revenu sur les enjeux liés à la souveraineté alimentaire. Il a rappelé que de nombreuses innovations ont déjà fait leurs preuves à petite échelle, mais que la question centrale reste leur déploiement à grande échelle, tant au Sénégal que dans la région sahélienne.
« Nous disposons aujourd’hui d’évidences scientifiques et d’expériences pilotes réussies. Le défi est désormais de transférer ces acquis à une échelle nationale et régionale », a-t-il expliqué. Il s’est par ailleurs réjoui de l’existence d’innovations alignées avec les priorités nationales, notamment face aux défis du changement climatique, de la malnutrition et des mutations des marchés.
Interrogé sur les modèles de partenariats public-privé (PPP), Moumini Sarradogo, directeur exécutif du Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement Agricole (CORAF), a mis en lumière l’importance d’un engagement accru du secteur privé. Selon lui, la mise à l’échelle des solutions climato-intelligentes nécessite une collaboration étroite entre chercheurs, États, ONG et entreprises.
Il a notamment évoqué le cas du secteur des semences, où le manque d’acteurs privés capables de produire à grande échelle constitue un frein. « Une fois les semences développées et certifiées, il faut des partenaires pour les multiplier en grande quantité », a-t-il expliqué, soulignant la nécessité de renforcer les capacités du tissu entrepreneurial dans ce domaine.
Au-delà des semences, les défis concernent également la production d’équipements agricoles innovants. Malgré une demande croissante, l’offre peine à suivre, en raison d’un manque d’investissements et de structuration du secteur privé intermédiaire. Pour y remédier, M. Sarradogo plaide pour un accompagnement stratégique et des mécanismes de financement adaptés.
En conclusion, les intervenants ont convenu que la réussite de ces plateformes repose sur une approche collaborative et inclusive. Entre innovations technologiques, partenariats renforcés et implication du secteur privé, le Sénégal semble ainsi poser les bases d’une transformation durable de ses systèmes agroalimentaires.
Prenant la parole lors de cette rencontre, Dr Wanjiru Kamau-Rutenberg, directrice générale pour l'Afrique de l’Alliance de Bioversity International et du CIAT, a souligné l’importance d’une synergie entre les différentes innovations. « Il ne s’agit pas de sélectionner une technologie. Il faut combiner les technologies », a-t-elle affirmé. Selon elle, l’exploitation des informations climatiques, sans leur association avec des conseils agricoles ou l’utilisation d’intrants comme les engrais, reste insuffisante pour produire un impact significatif.
Dans cette dynamique, l’organisation a mobilisé un large éventail de partenaires issus de divers secteurs afin de créer des synergies capables de stimuler la production agricole. Toutefois, Dr Kamau-Rutenberg reconnaît que le principal défi demeure la coordination entre les acteurs. « La technologie existe, mais il faut que les gens travaillent ensemble », a-t-elle insisté, mettant en avant le rôle clé du secteur privé dans la mise à l’échelle des innovations.
De son côté, le Directeur général de l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA), Dr Moustapha Guèye, est revenu sur les enjeux liés à la souveraineté alimentaire. Il a rappelé que de nombreuses innovations ont déjà fait leurs preuves à petite échelle, mais que la question centrale reste leur déploiement à grande échelle, tant au Sénégal que dans la région sahélienne.
« Nous disposons aujourd’hui d’évidences scientifiques et d’expériences pilotes réussies. Le défi est désormais de transférer ces acquis à une échelle nationale et régionale », a-t-il expliqué. Il s’est par ailleurs réjoui de l’existence d’innovations alignées avec les priorités nationales, notamment face aux défis du changement climatique, de la malnutrition et des mutations des marchés.
Interrogé sur les modèles de partenariats public-privé (PPP), Moumini Sarradogo, directeur exécutif du Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement Agricole (CORAF), a mis en lumière l’importance d’un engagement accru du secteur privé. Selon lui, la mise à l’échelle des solutions climato-intelligentes nécessite une collaboration étroite entre chercheurs, États, ONG et entreprises.
Il a notamment évoqué le cas du secteur des semences, où le manque d’acteurs privés capables de produire à grande échelle constitue un frein. « Une fois les semences développées et certifiées, il faut des partenaires pour les multiplier en grande quantité », a-t-il expliqué, soulignant la nécessité de renforcer les capacités du tissu entrepreneurial dans ce domaine.
Au-delà des semences, les défis concernent également la production d’équipements agricoles innovants. Malgré une demande croissante, l’offre peine à suivre, en raison d’un manque d’investissements et de structuration du secteur privé intermédiaire. Pour y remédier, M. Sarradogo plaide pour un accompagnement stratégique et des mécanismes de financement adaptés.
En conclusion, les intervenants ont convenu que la réussite de ces plateformes repose sur une approche collaborative et inclusive. Entre innovations technologiques, partenariats renforcés et implication du secteur privé, le Sénégal semble ainsi poser les bases d’une transformation durable de ses systèmes agroalimentaires.
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