Abdoulaye Baldé : « Avec une grenade sous ma voiture, j’aurai pu mourir »

Le maire de Ziguinchor et patron de l’Union des Centristes du Sénégal (UCS) ne décolère pas suite à sa convocation hier dans les locaux de la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI). Un face-à-face court mais fumeux avec des tirs de grenades lacrymogènes pour disperser la foule. L’un desdits projectiles s’étant retrouvé sous son véhicule, l’ancien dignitaire du régime Wade parle de tentative d’assassinat. « Ils ont voulu attenter à ma vie », charge-t-il.



« Ils ont voulu attenter à ma vie en jetant une grenade sous ma voiture », rage Abdoulaye Baldé qui assène qu’ils comptaient régler ainsi son compte. L’ancien ministre des Mines sous Wade a été convoqué à la CREI hier. Arrivé vers les coups de 10 heures passées, il en est ressorti à 11h05. Une convocation courte mais fumeuse sur les alentours de la CREI. Les forces de l’ordre ont du larguer des grenades lacrymogènes pour disperser la foule de sympathisants du patron de l’UCS dont les députés, la tante d’Abdoulaye Baldé qui s’est même évanouie.
 

Le maire de Ziguinchor n’a pas échappé aux attaques. Victime une première fois des tirs de grenades lacrymogènes dès sa sortie des locaux de la CREI alors qu’il tentait de faire face à la presse, Abdoulaye Baldé a essuyé un autre tir alors qu’il se trouvait dans son véhicule avec une grenade qui a atterri sous ce dit véhicule. Son chauffeur d’appuyer sur l’accélérateur pour échapper. Réagissant, le maire de Ziguinchor de dénoncer une tentative d’assassinat: « Ils pensent que cela va arranger les choses. J’aurai pu m’évanouir puis mourir ».


Au sortir de sa convocation à la CREI, Abdoulaye Baldé, après Karim Wade, Tahibou Ndiaye (en liberté provisoire), Aïda Ndiongue, est le prochain sur la liste dans le cadre de la traque des biens dits mal acquis. Il est sommé de justifier cinq (5) milliards de ses biens pour ne pas rejoindre Wade-fils à la Maison d’Arrêt et de Correction (MAC) de Rebeuss. « Des mensonges  », assène le poursuivi qui ne compte pas se laisser faire. Abdoulaye Baldé promet un combat politique comme juridique. 



Samedi 12 Juillet 2014 - 11:07



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