Olusegun Obasanjo : « Il n’y pas eu de dialogue ni aucune forme de communication entre les deux parties (Me Wade et l’opposition)

Obasanjo, l’ex-président nigérian, a affirmé samedi qu’ « il n’y a pas eu de dialogue ni aucune forme de communication entre les deux parties (Pouvoir et Opposition) ». Une chose qui est « déplorable pour ce pays ». C’est à l’occasion d’un point de presse organisé à cet effet, que l’émissaire de l’Union africaine (UA) et de la Commission économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Olusegun Obasanjo a tenu à éclairer l’opinion nationale et internationale sur sa médiation entre le pouvoir et l’opposition sénégalaise.



Olusegun Obasanjo : « Il n’y pas eu de dialogue ni aucune forme de communication entre les deux parties (Me Wade et l’opposition)

« Nous nous sommes mis autour d’une table pour évaluer la situation de ce pays. Nous sommes convaincus, bien que le temps nous fait défaut, qu’il faudrait prévenir le chaos, éviter à ce que ce pays sombre dans le désastre, la tragédie. Nous croyons fermement qu’il y a lieu de rabaisser un petit peu les tensions pour que l’élection puisse se tenir dans une atmosphère paisible, transparente et équitable. Tout un chacun est resté sur sa proposition, il n’ya pas eu de dialogue ni aucune forme de communication. Nous pensons que cela n’est pas bon pour ce pays », souligne le médiateur de l’UA et de la CEDEAO.

Pour Olusegun Obasanjo, ils ont été saisis par le président sortant pour trouver une solution favorable à cette impasse. Le même désir a été exprimé par la société civile et les chefs religieux, selon Obasanjo. « L’opposition, quant à elle, nous a demandé à ce que le président ne soit pas candidat pour cette élection. Certains membres de l’opposition ont même demandé un report de l’élection, mais nous croyons que cela ne serait pas de bons augures », ajoute plus loin l’ex-président nigérian.

Selon lui, « il ne faudrait pas laisser perdurer le manque de confiance entre l’opposition et le gouvernement. Car ce manque de confiance peu avoir des conséquences non seulement sur les résultats de l’élection mais aussi sur la période postélectorale dans le pays. Il y a lieu maintenant de combler ce fossé ».

A la lecture de la correspondance du président de la République adressé à la mission du médiateur, « nous avons formulé des propositions pour combler les lacunes qui existent. L’une de nos propositions étaient de permettre à l’opposition de nommer un expert qui serait l’un des membres de l’équipe des experts techniques qui gèrent les élections. Car il y a eu des rumeurs qui tendent à montrer qu’il y a des manipulations ».

« Le président a dit que même s’il gagne les élections, il n’aura besoin que de trois (03) ans. Et l’opposition de son côté, a soutenu qu’elle ne va pas permettre une période de plus au-delà d’une année. Donc par conséquent, il nous paraissait judicieux de prendre le juste milieu. Nous avons suggéré dans notre proposition, une période de deux (02) ans. Et il faudrait mettre en place une commission électorale indépendante qui va gérer tout le processus de l’élection. Chose qui n’a pas été acceptée pas les deux camps », précise l’orateur.

« Nous ne sommes pas venus ici pour soutenir qui ce que se soit. Nous sommes venus ici pour vous aider à maintenir la paix dans ce pays. Il y a des rumeurs qui laissent d’ores et déjà entendre que nous soutenons une partie contre une partie. C’est loin, loin, loin de la vérité. Ce pays est un grand, beau et important pays. Nous sommes dans la région de l’Afrique de l’Ouest. Il ne faudrait pas contrecarrer la beauté de ce pays via le rôle important que ce pays joue dans la sous-région », informe Olusegun Obasanjo. 



Samedi 25 Février 2012 - 22:20



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter