L’eldorado n’est pas toujours de l’autre côté de l’Océan. Pour Tahirou Diallo, agriculteur dans le périmètre maraîcher de Gouloumbou, la révélation est venue après un passage éprouvant par la Libye. Aujourd'hui, il est à la tête d'une exploitation ambitieuse de 22 hectares.
L’alternative concrète à l’émigration
« J’ai vécu des choses très difficiles là-bas », confie Tahirou en évoquant son périple vers le Nord. De retour au Sénégal en 2019, il choisit de transformer son désir d'ailleurs en une énergie locale. Avec l'appui financier de son frère expatrié, il investit dans la terre plutôt que dans un visa incertain. « On s'est rendu compte qu’il vaut mieux travailler ici, gagner ici, parce que c’est possible », affirme-t-il avec conviction.
Pourtant, le chemin n'est pas sans embûches. Cette année, un léger retard de production et des défis logistiques ont limité ses rendements. Mais l'ambition reste intacte : sur ses 22 hectares, 5 sont dédiés à la banane et 2,5 au maraîchage (piment, gombo, aubergine, oignon). Le succès est au rendez-vous : « Tout ce que l’on produit est vendu. Nos clients viennent même de Gambie », se réjouit-il.
Modernisation et appui technique, les clés de la réussite
Le passage d'une agriculture de subsistance à une exploitation performante repose sur la formation. Tahirou bénéficie de l'accompagnement du projet MEDA, à travers Alliance of Bioversity International and the International Center for Tropical Agriculture ( CIAT) qui lui a enseigné l'usage raisonné des engrais et la fabrication de fumier bio pour réduire ses coûts. Récemment, un financement du CIAT lui a permis d'acquérir des tuyaux d'irrigation reliés au fleuve et, surtout, un séchoir. Cet outil change la donne : il peut désormais transformer son piment en poudre et ainsi valoriser sa production sur le long terme.
À quelques kilomètres, une autre figure locale s'illustre, Fatoumata Bodiang. Après un solide parcours de formation de 10 mois à "La Référence" et des expériences chez Agrobaydare et JIMA Compagnie, elle a lancé son propre jardin de cinq planches. Depuis trois ans, elle cultive des produits à forte valeur ajoutée. Légumes frais (concombres, salade, piments). Plantes médicinales, (nana menthe et moringa), ce dernier étant très prisé par les personnes diabétiques. « L’agriculture me satisfait énormément. Je peux aider ma famille et mes voisins tout en gagnant ma vie », explique celle qui vend sa production directement au jardin ou via sa mère au marché local. Comme Tahirou, elle a bénéficié du soutien de MEDA pour l'équipement (arrosoirs, brouettes) et les semences.
À Tambacounda, la terre ne ment pas. Elle devient, sous l'impulsion de ces entrepreneurs, le premier rempart contre la précarité et le moteur d'un développement local durable.
L’alternative concrète à l’émigration
« J’ai vécu des choses très difficiles là-bas », confie Tahirou en évoquant son périple vers le Nord. De retour au Sénégal en 2019, il choisit de transformer son désir d'ailleurs en une énergie locale. Avec l'appui financier de son frère expatrié, il investit dans la terre plutôt que dans un visa incertain. « On s'est rendu compte qu’il vaut mieux travailler ici, gagner ici, parce que c’est possible », affirme-t-il avec conviction.
Pourtant, le chemin n'est pas sans embûches. Cette année, un léger retard de production et des défis logistiques ont limité ses rendements. Mais l'ambition reste intacte : sur ses 22 hectares, 5 sont dédiés à la banane et 2,5 au maraîchage (piment, gombo, aubergine, oignon). Le succès est au rendez-vous : « Tout ce que l’on produit est vendu. Nos clients viennent même de Gambie », se réjouit-il.
Modernisation et appui technique, les clés de la réussite
Le passage d'une agriculture de subsistance à une exploitation performante repose sur la formation. Tahirou bénéficie de l'accompagnement du projet MEDA, à travers Alliance of Bioversity International and the International Center for Tropical Agriculture ( CIAT) qui lui a enseigné l'usage raisonné des engrais et la fabrication de fumier bio pour réduire ses coûts. Récemment, un financement du CIAT lui a permis d'acquérir des tuyaux d'irrigation reliés au fleuve et, surtout, un séchoir. Cet outil change la donne : il peut désormais transformer son piment en poudre et ainsi valoriser sa production sur le long terme.
À quelques kilomètres, une autre figure locale s'illustre, Fatoumata Bodiang. Après un solide parcours de formation de 10 mois à "La Référence" et des expériences chez Agrobaydare et JIMA Compagnie, elle a lancé son propre jardin de cinq planches. Depuis trois ans, elle cultive des produits à forte valeur ajoutée. Légumes frais (concombres, salade, piments). Plantes médicinales, (nana menthe et moringa), ce dernier étant très prisé par les personnes diabétiques. « L’agriculture me satisfait énormément. Je peux aider ma famille et mes voisins tout en gagnant ma vie », explique celle qui vend sa production directement au jardin ou via sa mère au marché local. Comme Tahirou, elle a bénéficié du soutien de MEDA pour l'équipement (arrosoirs, brouettes) et les semences.
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