C’est l’Égypte qui assure actuellement la présidence tournante du Conseil paix et sécurité (CPS) de l’UA. Son ministre des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, milite pour que le Soudan réintègre l’organisation panafricaine , dont il est suspendu depuis le coup d’État du général Al-Burhan en 2021. « Nous devons écouter le Soudan, écouter les représentants du gouvernement légitime du Soudan. Les abandonner ou les ignorer ne résout pas le problème. Nous devons nous engager et interagir. »
Le chef de la diplomatie égyptienne a même invité personnellement le ministre soudanais des Affaires étrangères, Mohieddine Salem, à Addis-Abeba, où il a pu plaider sa cause et celle de son gouvernement.
Élections et ordre constitutionnel
Mais de nombreux pays sont opposés à cette réintégration. « L’organisation d’élections et le retour à l’ordre constitutionnel sont un préalable », confie une source diplomatique qui a participé à la réunion. Un observateur averti rappelle que, dans le contexte actuel, l’organisation d’élections semble pour le moins complexe, et que le général Al-Burhan n’est pas considéré comme légitime par tous les pays membres.
Dans son communiqué final, le CPS condamne les violences contre les civils des paramilitaires FSR, appelle à ne pas reconnaître leur « prétendu gouvernement parallèle », et se félicite à l’inverse des initiatives pour la paix du gouvernement de transition et de son retour à Khartoum. Mais sans mentionner la question de sa réintégration au sein de l’Union africaine.
Le 9 février 2026, le Soudan a été réintégré au sein de l’Igad (Autorité intergouvernementale pour le développement), dont il s’était lui-même exclu en 2024. À l’époque, le gouvernement avait considéré que la tentative de médiation initiée par l’Igad entre le gouvernement et les FSR constituait une atteinte à sa souveraineté.
Somaliland
Lors de cette réunion, également consacrée à la Somalie , le Conseil Paix et sécurité a réitéré « sa condamnation et son rejet sans appel, dans les termes les plus énergiques, de la reconnaissance unilatérale de la "prétendue République du Somaliland " par Israël ». Cette reconnaissance est considérée comme une atteinte à l’intégrité territoriale de la Somalie et comme une menace pour la paix sur le continent.
Le CPS « se félicite également des récents succès remportés contre Al-Shabab » par les Forces de sécurité somaliennes, avec le soutien de l'Aussom (Mission de soutien et de stabilisation de l'Union africaine en Somalie), et encourage le « processus de construction de l'État », relevant notamment « l'étape historique que représente la tenue des premières élections municipales nationales en Somalie en décembre 2025 ».
Le chef de la diplomatie égyptienne a même invité personnellement le ministre soudanais des Affaires étrangères, Mohieddine Salem, à Addis-Abeba, où il a pu plaider sa cause et celle de son gouvernement.
Élections et ordre constitutionnel
Mais de nombreux pays sont opposés à cette réintégration. « L’organisation d’élections et le retour à l’ordre constitutionnel sont un préalable », confie une source diplomatique qui a participé à la réunion. Un observateur averti rappelle que, dans le contexte actuel, l’organisation d’élections semble pour le moins complexe, et que le général Al-Burhan n’est pas considéré comme légitime par tous les pays membres.
Dans son communiqué final, le CPS condamne les violences contre les civils des paramilitaires FSR, appelle à ne pas reconnaître leur « prétendu gouvernement parallèle », et se félicite à l’inverse des initiatives pour la paix du gouvernement de transition et de son retour à Khartoum. Mais sans mentionner la question de sa réintégration au sein de l’Union africaine.
Le 9 février 2026, le Soudan a été réintégré au sein de l’Igad (Autorité intergouvernementale pour le développement), dont il s’était lui-même exclu en 2024. À l’époque, le gouvernement avait considéré que la tentative de médiation initiée par l’Igad entre le gouvernement et les FSR constituait une atteinte à sa souveraineté.
Somaliland
Lors de cette réunion, également consacrée à la Somalie , le Conseil Paix et sécurité a réitéré « sa condamnation et son rejet sans appel, dans les termes les plus énergiques, de la reconnaissance unilatérale de la "prétendue République du Somaliland " par Israël ». Cette reconnaissance est considérée comme une atteinte à l’intégrité territoriale de la Somalie et comme une menace pour la paix sur le continent.
Le CPS « se félicite également des récents succès remportés contre Al-Shabab » par les Forces de sécurité somaliennes, avec le soutien de l'Aussom (Mission de soutien et de stabilisation de l'Union africaine en Somalie), et encourage le « processus de construction de l'État », relevant notamment « l'étape historique que représente la tenue des premières élections municipales nationales en Somalie en décembre 2025 ».
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