Le Conseil académique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a décidé, ce jeudi 12 février, de «suspendre, à titre conservatoire, et jusqu’à nouvel ordre» les amicales d’étudiants, après les violences policières qui ont couté la vie à l’étudiant Abdoulaye Ba (21 ans). Ancien leader estudiantin et ex secrétaire général national du Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES), Dr Mamadou Demba Ndour a dénoncé «une erreur antidémocratique majeure», dans une interview au quotidien L’Observateur, ce vendredi.
«Vouloir engager des réformes tout en prononçant au préalable la suspension des amicales relève d’une démarche cavalière et antidémocratique majeure. Les réformes, qui sont primordiales pour la sauvegarde de l’enseignement supérieur, sont d’abord conçues pour les étudiants», a dit Dr Mamadou Ndour, pour qui il «serait difficile de les envisager sans eux».
L’enseignant a aussi rappelé que les universités sont «des espaces de débats et de contestation», ajoutant qu’il est donc nécessaire que les représentants d’étudiants soient «autour de la table» où devrait se discuter le système de réforme des bourses universitaires, à l’origine de cette crise.
«Réduire la contestation à une simple manipulation politique est une erreur d’analyse», a conclu l’ancien secrétaire national du SAMES, en réponse au Premier ministre Ousmane Sonko, qui a assuré que certains étudiants sont «manipulés» par des leaders politiques.
«Vouloir engager des réformes tout en prononçant au préalable la suspension des amicales relève d’une démarche cavalière et antidémocratique majeure. Les réformes, qui sont primordiales pour la sauvegarde de l’enseignement supérieur, sont d’abord conçues pour les étudiants», a dit Dr Mamadou Ndour, pour qui il «serait difficile de les envisager sans eux».
L’enseignant a aussi rappelé que les universités sont «des espaces de débats et de contestation», ajoutant qu’il est donc nécessaire que les représentants d’étudiants soient «autour de la table» où devrait se discuter le système de réforme des bourses universitaires, à l’origine de cette crise.
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