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Burkina: rassemblements interdits et manifestants dispersés à coups de gaz lacrymogène

Deux manifestations étaient prévues, ce samedi 22 janvier, l’une en soutien aux militaires en lutte contre le terrorisme au Burkina et, en même temps, demander la démission du président Roch Marc Christian Kaboré et l’autre manifestation pour soutenir la junte malienne visée par des sanctions de la Cédéao. Les manifestants ont été dispersés sans ménagement, à coups de gaz lacrymogène.



En milieu de journée, le calme revenait petit à petit, au centre de Ouagadougou et quelques véhicules y circulaient.
 
Les commerces restent toutefois fermés et les forces de sécurité intérieures sont positionnées à plusieurs carrefours pour empêcher les manifestants d’accéder à la place de la Nation et au rond-point des Nations unies.
 
En début de matinée, plusieurs groupes de manifestants ont tenté de forcer le dispositif sécuritaire, suite à l’interdiction des deux manifestations, par la mairie de Ouagadougou. Ils ont été dispersés à coups de gaz lacrymogène.
 
Des manifestants ont mis le feu à des pneus, par endroits, et ont lancé des pierres pour riposter. Un journaliste d’une chaîne de télé privée a reçu un projectile au niveau du bras et a été transporté d’urgence dans un hôpital pour des soins.
 
Dans un communiqué, la mairie de Ouagadougou avait prévenu que l’accès à certaines rues du centre ville était soumis à un filtrage, afin d’empêcher les manifestants de se regrouper. Cependant, et par dizaines de groupes, ces manifestants - à moto, surtout - ont essayé de percer ce dispositif.

RFI

Samedi 22 Janvier 2022 - 14:41


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