Difficile de s'y retrouver dans l'opposition, morcelée entre partis légaux, illégaux et factions diverses. Le Radde, qui n'est pas reconnu, veut la jouer en solo. Son leader Abdourahman Mohamed Guelleh se concentre sur « le renforcement de sa base militante ». Celui qu'on surnomme TX avait remporté la mairie de Djibouti en 2012 et juge qu'une « alternance est possible sans grande coalition de l'opposition ».
« Une erreur de jugement », réagit Adan Mohamed Abdou. Son parti ARD n'a pas non plus d'agrément de l'Etat. Il n'empêche, pour lui les aventures solitaires sont vouées à l'échec. « TX avait été élu car le pouvoir voulait un semblant de démocratie. Il n'y arrivera pas seul », dit-il, décrivant une opposition malade de ses problèmes d'ego et de divergences politiques.
Adan Mohamed Abdou souhaite réformer la grande coalition USN et reconnaît des contacts avec les anciens partis-membres. Non violent, il confie aussi voir émerger certains discours radicaux tentés par la lutte armée.
Côté opposition légale, le morcellement est aussi là. Cassim Ahmed Dini de l'ARD cherche à attirer les partisans et il ne voit aucune grande alliance politique à venir. Même sa propre coalition avec le CDU bat de l'aile. « Ils ont voté pour la réélection du président de l'Assemblée. Ce n'est pas moral. On ne vote pas pour les candidats du régime », juge-t-il, avant de prédire que le changement de pouvoir passera forcément par le chaos.
« Une erreur de jugement », réagit Adan Mohamed Abdou. Son parti ARD n'a pas non plus d'agrément de l'Etat. Il n'empêche, pour lui les aventures solitaires sont vouées à l'échec. « TX avait été élu car le pouvoir voulait un semblant de démocratie. Il n'y arrivera pas seul », dit-il, décrivant une opposition malade de ses problèmes d'ego et de divergences politiques.
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