Sur le petit marché en bord de route, à l'intérieur de l'immense camp de réfugiés de Dadaab, beaucoup de commerçants sont chrétiens, originaires de Meru, dans le centre du Kenya. Comme James Muiti, qui vend sandales, sacs et ustensiles de cuisine.
« Les terroristes ciblent les Kényans du Sud, surtout les professeurs, explique-t-il. En gros, ils visent les chrétiens. Je ne les ai jamais vus mais ils sont là. Entre ici et la frontière. Alors je me suis installé près du poste de police pour être protégé. On ne peut rien faire d'autre, à moins de disparaître complètement. D'ailleurs, beaucoup de gens du Sud sont déjà partis. Moi, je reste ici car je n'ai pas le choix ».
Menace invisible et permanente
Face à cette menace invisible mais permanente, Patrick Muragiri prend ses précautions pour limiter les risques. « J'habite près du commissariat, raconte-t-il. Je ne vis pas parmi les réfugiés car si les shebabs entrent dans le camp, je serai une cible. La journée, je fais des affaires avec les réfugiés. Mais le soir, je reste avec ma communauté. D'ailleurs, on se tient informés de ce qui se passe. On est toujours en alerte. Et pour la religion, le dimanche, on est obligés d'aller en groupe au commissariat pour prier ».
Stanley Kapuithi se rappelle une alerte sérieuse survenue il y a un an dans la région. « Un jour, on a entendu que les shebabs étaient à Hagadera, tout près d'ici. On est partis se réfugier dans le poste de police. On a dormi là-bas pendant trois jours ».
Les commerçants du Sud confirment en tout cas une amélioration de la sécurité. Mais les affaires sont de plus en plus mauvaises au fur et à mesure que les réfugiés rentrent en Somalie. A terme, la baisse d'activité pourrait les contraindre à quitter la région.
« Les terroristes ciblent les Kényans du Sud, surtout les professeurs, explique-t-il. En gros, ils visent les chrétiens. Je ne les ai jamais vus mais ils sont là. Entre ici et la frontière. Alors je me suis installé près du poste de police pour être protégé. On ne peut rien faire d'autre, à moins de disparaître complètement. D'ailleurs, beaucoup de gens du Sud sont déjà partis. Moi, je reste ici car je n'ai pas le choix ».
Menace invisible et permanente
Face à cette menace invisible mais permanente, Patrick Muragiri prend ses précautions pour limiter les risques. « J'habite près du commissariat, raconte-t-il. Je ne vis pas parmi les réfugiés car si les shebabs entrent dans le camp, je serai une cible. La journée, je fais des affaires avec les réfugiés. Mais le soir, je reste avec ma communauté. D'ailleurs, on se tient informés de ce qui se passe. On est toujours en alerte. Et pour la religion, le dimanche, on est obligés d'aller en groupe au commissariat pour prier ».
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